"Les centres pour demandeurs d'asile sont bondés"

Il y a trop peu de places dans les centres pour demandeurs d’asile. Des dizaines de demandeurs sont envoyés chaque jour dans les Centres publics d’aide sociale (CPAS) pour y recevoir un toit et un soutien financier, affirme Vluchtelingenwerk Vlaanderen.
"Le chaos qui règne au sein de l’accueil pour demandeurs d’asile dure maintenant depuis un an, il y a tout simplement trop peu de places pour accueillir tout le monde", indique Pieter De Gryse de l’association Vluchtelingenwerk.

"Tous les jours, des dizaines de demandeurs d’asile sont envoyés vers les CPAS, mais ils n’y obtiennent très souvent pas de soutien", souligne-t-il.

"Les familles avec enfants sont livrés à eux-mêmes et se retrouvent souvent à passer la nuit dans les gares et les parcs, ce qui est indigne de notre pays".

Pieter De Gryse demande ainsi au gouvernement de débloquer davantage d’argent pour l’accueil des demandeurs d’asile.

Fedasil, l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile a pour sa part indiqué ne pas être au courant de ces renvois vers les CPAS.

Vers un nouveau soutien financier ?

Pour contrer l'augmentation du nombre de demandes d'asile, le soutien financier accordé aux demandeurs d'asile avait été supprimé début 2001. Ils reçoivent depuis une aide matérielle, comme le gîte et le couvert dans des centres d'asile ouverts.

Depuis quelques mois toutefois, les places font défaut et Fedasil pense réintroduire le soutien financier, à hauteur d'une allocation via les CPAS, afin que les demandeurs d'asile garantissent eux-mêmes leur logement.

La ministre de la politique de migration et d'asile Annemie Turtelboom s'oppose toutefois à ce projet. Pour elle, réintroduire ce système aura un "effet aspirant".

"En 2001, le nombre de demandes d'asile a diminué à 24.500, soit près de 20.000 de moins que l'année précédente, juste parce qu'un tel soutien pécuniaire avait été remplacé par un soutien matériel", indique-t-elle.