Un sommet de Bologne sur fond de manifestations

Le Sommet de Bologne, qui se déroule ces mardi et mercredi à Louvain et Louvain-la-Neuve, met la dimension sociale de l'enseignement supérieur "très haut à l'agenda politique", ont assuré mardi les ministres de l'Enseignement du Benelux, organisateurs du Sommet.
Ces institutions ont décidé de publier un communiqué commun alors qu'une grande manifestation étudiante contre le coût des études supérieures devait démarrer vers 14 heures dans les artères de Bruxelles et que d'autres manifestations avaient lieu à Louvain.

"La conférence ministérielle actuelle met la dimension sociale de l'enseignement supérieur très haut à l'agenda politique et souligne la nécessité d'un accès plus équitable et de chances égales pour l'enseignement supérieur. De plus, dans la perspective d'un accès et d'une participation plus larges à l'enseignement supérieur, le financement public reste la plus haute priorité", souligne le communiqué commun.

Les autorités européennes et du Benelux espèrent ainsi répondre aux préoccupations majeures des étudiants qui manifestaient ce mardi contre une marchandisation et une privatisation de l'enseignement.

Dans la rue contre Bologne

Près de 1.900 étudiants francophones et néerlandophones, selon la police, près de 4.000 selon les organisateurs, se sont rassemblés sur l’esplanade de la Gare du Nord à Bruxelles, à l’appel de la plate-forme “ResPACT”, qui réclame une diminution du coût du minerval et des coûts indirects des études.

Les organisateurs espéraient pouvoir mobiliser 10.000 personnes.

La manifestation s’est déroulée dans une ambiance bon enfant et sans aucun incident. Des étudiants étaient chargés d’encadrer le cortège tout au long du parcours afin d’éviter tout débordement. La dislocation était en cours vers 17h30.

Cette manifestation était organisée en marge du huitième sommet européen interministériel de Bologne, qui se tient ces mardi et mercredi à Louvain et Louvain-la-Neuve, et qui réunit les ministres de l’Enseignement des pays engagés dans le processus de Bologne.

”Etudes trop chères, vendons le ministère”, “Pour un enseignement européen public, laïc et gratuit pour tous”, pouvait-on lire sur des calicots.

Selon une enquête effectuée en 2007 par ResPACT, la moyenne des coûts déclarés pour une année d’étude est de 7.200 euros pour un étudiant en kot et 2.800 pour les autres étudiants.