"La crise financière est un crime"

En cette journée du 1er mai, des discours pour la fête du travail se sont tenus dans plusieurs villes du nord du pays par les socialistes flamands du SP.A et par le syndicat socialiste. La crise financière et l’emploi étaient les principaux sujets de cette journée.
La veille du 1er mai, le président du syndicat socialiste FGTB, Rudy De Leeuw (photo), a tenu des propos très critiques envers les banques et le rôle qu’elles ont joué dans le cadre de la crise financière.
Lors de son discours, Rudy De Leeuw s’en est pris aux banques, indiquant que ces dernières avaient bâclé leur travail et qu’elles devaient être davantage contrôlées. "La crise financière est un crime", a-t-il ainsi martelé.

Selon Rudy De Leeuw, la crise financière a démontré la faillite du néolibéralisme. "Qui recevra son parachute doré, malgré la crise? Certainement pas les travailleurs! Mais nous ne payerons pas le prix de leur crise", a-t-il ajouté.

"L’emploi, l’emploi, et encore l’emploi"

De son côté, la présidente des socialistes flamands, Caroline Gennez (photo), a insisté sur la nécessité que le prochain gouvernement flamand mette l’accent sur l’emploi.
"L’enjeu de ces élections est l’emploi, l’emploi, et encore l’emploi", a-t-elle ainsi souligné.

Les emplois qui sont menacés doivent être sauvés, et de nouveaux emplois doivent être créés, selon la présidente du SP.A. "C’est nécessaire pour le maintien de la sécurité sociale", a-t-elle insisté.

Caroline Gennez s’en est également pris au monde financier, stigmatisant sa cupidité et plaidant pour une loi qui exclut les salaires rocambolesques. Elle a par ailleurs plaidé pour une réforme du monde bancaire.