Les coûts du chômage économique augmentent

L’Office national de l’emploi (ONEM) craint que les coûts du nouveau système de chômage temporaire pour raisons économiques instauré pour les employés ne dépassent ce qui a été budgété. Le gouvernement fédéral a débloqué 110 millions d’euros pour cette nouvelle mesure.
Ce jeudi, le gouvernement fédéral belge annonçait de nouvelles mesures pour le chômage économique d’employés et l’octroi d’un budget de 110 millions d’euros à ce projet, indique ce samedi le quotidien financier flamand De Tijd.

Il s’agit en fait de trois systèmes différents. Tout d’abord une réduction de crise du temps de travail dans le cadre de laquelle le temps de travail de tous les employés ou d’une partie d’entre eux est réduit de 20 à 25%. Il s’agit ensuite de crédits-temps de crise, selon lesquels le temps de travail d’employés individuels est réduit de 20 à 25% pour une durée d’un à six mois.

Le troisième système est celui d’une suspension collective dans le cadre de laquelle le contrat de travail des employés est suspendu pour une durée maximale de 16 semaines.
Le premier système est accessible à toutes les entreprises. Les deux autres systèmes sont par contre réservés aux entreprises qui peuvent prouver que leur chiffre d’affaires a baissé de plus de 20% en raison de la crise économique. L’Office national de l’emploi (ONEM) estime que la plupart des entreprises opteront pour le troisième système.

L’ONEM craint néanmoins que la réalisation pratique de cette formule soit plus difficile que ne l’imagine le gouvernement fédéral et que le budget que ce dernier a débloqué ne suffise pas à la mesure.

« Nous serons confrontés à un nombre important de questions », affirme le directeur de l’ONEM, Karel Baeck. « Je ne vois pas non plus comment nous allons pouvoir assumer le travail supplémentaire. Actuellement, nous pouvons déjà à peine suivre les accords passés ».
Les syndicats ne se sont pas montrés particulièrement enthousiastes face au nouveau système lancé par le gouvernement fédéral. Les socialistes ont même demandé de ne pas parler de « chômage temporaire pour les employés », mais d’utiliser des termes plus vagues.

L’ONEM, pour sa part, a déjà budgété cette année quelque 900 millions d’euros pour des mesures identiques à la faveur d’employés. En tout, c’est donc plus d’un milliard d’euros qui a été débloqué pour le chômage temporaire économique.