Deux Belges en quarantaine à Hong-Kong

Deux femmes belges sont parmi les 300 clients et 50 membres du personnel de l'hôtel Metro Park de Hong-Kong qui ont été placés sous quarantaine. Cette mesure a été prise parce qu’un Mexicain atteint de grippe a séjourné dans l'hôtel. En Belgique, aucun cas de grippe porcine n’a encore été constaté.
Parmi les 300 clients et 50 membres du personnel de l’hôtel Metropark à Hong-Kong qui ont été placés sous quarantaine figurent deux femmes belges. La mesure de confinement a été prise par peur de dispersion du virus de la grippe porcine, étant donné qu’un client mexicain séjournant dans l’hôtel a été contaminé.
Les deux Belges travaillent pour une entreprise bruxelloise et se sont rendues en Asie en voyage d’affaires. Elles prendraient l’affaire avec philosophie.

« Les deux femmes voyageaient avec un groupe à Hong-Kong, mais logeaient par hasard dans un autre hôtel », explique Delphine Collard du ministère belge des Affaires Etrangères. « Comme les autres résidents de l’hôtel, elles ont reçu le médicament Tamiflu comme traitement préventif et sont en bonne santé ».

Les clients mis en quarantaine devraient pouvoir quitter l’hôtel après le 8 mai, s’ils n’ont développé aucun symptôme de la nouvelle grippe.

"C'est l'enfer sur terre"

Contactée à l'hôtel Metro Park de Hong-Kong, l'une des deux femmes belges - Véronique Desmedt - affirme que la situation y est terrible et que les clients en quarantaine reçoivent à peine des informations.

"C'est l'enfer sur terre. En ce qui concerne les sanitaires, cela va, mais tout le reste ne ressemble à rien. Il n'y a pas non plus de nourriture".

Le consul de Belgique à Hong-Kong a déjà pris contact avec les deux femmes.

Pas de cas de grippe en Belgique

Entretemps, la Belgique est encore toujours épargnée par la grippe porcine. Ce samedi midi, il n’y avait plus aucun cas de malade suspect qui attendait le résultat d’analyses.

Le Commissariat interministériel Influenza a confirmé samedi soir que les quatre derniers échantillons qui avaient été apportés au laboratoire se sont avéré négatifs.
L’Organisation mondiale de la santé a publié un nouveau bilan : il y aurait maintenant 658 cas avérés de grippe porcine chez des patients provenant de 16 pays différents.

De son côté, l’Institut Pasteur à Paris a développé un nouveau test qui permet de tracer très rapidement le nouveau virus. « Nous avons actuellement un version d’essai du test », affirme la virologue Sylvie van der Werf. « D’ici lundi, le test devrait être totalement opérationnel ».

Le nouveau test permet à un médecin de vérifier en quelques heures si quelqu’un est porteur du nouveau virus. Jusqu’à présent, ce sont des tests moins précis et qui prennent beaucoup de temps qui avaient été utilisés pour repérer d’éventuelles contaminations au virus de la grippe porcine.