Michel : "Ne pas abandonner l’Afrique"

Le ministre de la Coopération au développement, Charles Michel (MR), a appelé mardi les pays occidentaux à ne pas réduire leur aide publique au développement au profit du Tiers Monde en invoquant la crise qui touche leur propre économie, et suggéré de transformer cette crise en "oppportunité" en procédant à des réformes nécessaires.
"Résistons aux tentations de fermer nos frontières, de bloquer l'accès à nos marchés et de gratter des économies budgétaires sur le dos de nos engagements en Afrique subsaharienne", a-t-il affirmé en ouvrant, aux côtés de la princesse Mathilde, les 2èmes Assises de la Coopération belge au développement au Palais d'Egmont à Bruxelles.
Cette conférence rassemblant différents acteurs du développement, dont le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, était consacrée à l'impact de la crise économique et financière sur les pays africains à faible revenu.

"Honorer nos engagements financiers et doper la qualité de nos projets communs doit être considéré comme un des éléments clés des plans de relance de nos économies occidentales", a ajouté Charles Michel, en citant l'exemple du plan Marshall lancé par les Etats-Unis à destination de l'Europe au sortir de la seconde Guerre mondiale.

Donald Kaberuka a pour sa part dressé un tableau sombre des conséquences de la crise sur les économies africaines, qui connaîtront cette année dans leur ensemble un déficit budgétaire de 5,4 % du PIB, après un excédent de 2,8% en 2008.