AB InBev revend Oriental Brewery

Le géant brassicole belgo-brésilien AB InBev a annoncé ce jeudi la vente de sa filiale sud-coréenne Oriental Brewery - deuxième plus important brasseur en Corée du Sud - au fonds d’investissement américain KKR, pour 1,8 milliard de dollars. Cette cession doit lui permettre de réduire ses dettes.
Le fonds d’investissement américain Kohlberg Kravis Roberts déboursera 1,8 milliard de dollars pour le rachat de la deuxième plus grande brasserie en Corée du Sud. AB InBev ne coupe cependant pas complètement les ponts avec sa filiale asiatique puisque Oriental Brewery conservera le droit de brasser, sous licence, des bières du géant belgo-brésilien, comme notamment la Hoegaarden et la Budweiser.

Oriental, qui brasse notamment l’OB, une bière très populaire en Corée du Sud, avait été racheté en 1998 par Interbrew - le précurseur d’AB InBev.
L’accord passé avec KKR prévoit qu’AB InBev a le droit de racheter Oriental dans les cinq ans qui suivront la conclusion de la vente. Cette dernière est prévue pour le troisième trimestre de 2009.

La recette de la vente devra permettra au géant brassicole de réduire ses dettes. Ces dernières ont augmenté après la reprise, fin 2008, du brasseur américain Anheuser-Busch.

Pour le n°1 mondial de la bière, la cession d’Oriental Brewery devrait se solder par un bénéfice net d’environ 500 millions de dollars.

Vente de la bière toujours en baisse

Au cours du premier trimestre de cette année, AB InBev a vendu pour l’équivalent de 8,19 milliards de dollars de bières. Cela représente néanmoins une baisse de 7% par rapport à la production totale d’InBev et Anheuser-Busch au cours du premier trimestre 2008.

Le géant brassicole a réalisé un bénéfice net de 716 milliards de dollars. AB InBev affirme cependant qu’il n’est pas possible de comparer la situation du brasseur mondial début 2008 avec celle de ce premier trimestre.

L’entreprise belgo-brésilienne veut encore économiser au moins un milliard de dollars et envisage aussi de revendre pour 7 milliards de dollars d’activités, afin de parvenir à réduire encore davantage les dettes encourues.