Davantage de demandes d’aide au CPAS

Conséquence directe de la crise économique, le Centre public d’aide sociale (CPAS) d’Anvers enregistre actuellement un tiers de demandes d’aide financière supplémentaires. Il prévoit donc de devoir dépenser entre 2 et 3 millions d’euros en plus cette année.
Conséquence directe de la crise économique, le Centre public d’aide sociale d’Anvers reçoit actuellement un tiers de demandes supplémentaires. Chaque mois, plus d’une centaine de personnes lui adressent une demande pour obtenir un revenu d’insertion sociale (autrefois appelé « minimex »).
Mais on sollicite aussi davantage au CPAS des médiations de dettes ou des avances sur les allocations de chômage ou le salaire. Pour réaliser le supplément de travail, le Centre public d’aide sociale devra engager deux nouveaux collaborateurs.

« Nous n’étions pas vraiment préparés à cette situation », avoue la président du CPAS d’Anvers, Monica De Coninck. « Nous avons toujours pratiqué une politique de mise au travail, mais cette fois nous devrons engager du personnel supplémentaire pour prendre en charge le premier accueil aux demandeurs d’aide ».

Ce sont avant tout les demandes supplémentaires de revenus d’insertion sociale qui coûtent cher au CPAS, explique aussi Monica De Coninck : « L’administration locale doit assumer quelque 40% des revenus d’insertion sociale alloués, les autres 60% lui sont remboursés par les autorités fédérales. C’est donc un budget assez important pour un millier supplémentaire de revenus d’insertion par an. Nous aurons besoin cette année d’environ 2 à 3 millions d’euros supplémentaires. Des circonstances imprévisibles », conclut De Coninck.