Hadise, en finale mais pas Copycat

La Belgique n'est pas parvenue à se qualifier mardi soir à Moscou pour la finale du 54ème concours Eurovision de la chanson, le candidat "Copycat" envoyé par la RTBF ayant échoué lors de la première demi-finale. La chanteuse turco-belge Hadise, qui représentait la Turquie sera en revanche bien là en finale samedi.
Copycat, alias le Bruxellois Patrick Ouchène, interprétait une chanson rockabilly au second degré, due à l'auteur-compositeur Jacques Duvall pour les paroles et au chanteur Miam Monster Miam pour l'accompagnement à la guitare.

Le dessinateur Philippe Geluck avait prêté son célèbre chat pour animer le clip de ce double d'Elvis Presley.

Copycat a assuré malgré ses maux de gorge, mais n’est visiblement pas parvenu à convaincre.
Petit réconfort, Hadise qui a interprété pour la Turquie Düm-tek-tek mais qui est à moitié belge puisque sa maman est flamande et qu’elle habite à Mol près d’Anvers a fait un tabac.

Elle  fait même partie des favorites pour la finale samedi.

La moitié des votes est effectué par les télespectateurs (et la communauté turque est importante en Europe)  l’autre moitié des voix provient d’un jury.

Par ailleurs, Chiara, la représentante de Malte qui interprètait la ballade "What if we" composée par notre compatriote Mark Paelinck est également parvenue à se qualifier pour la finale.
En plus de la Turquie et de Malte, sont qualifiés après cette première demi-finale: la Suède, Israël, le Portugal, la Finlande, la Bosnie-Herzegovine, la Roumanie, l'Arménie et l'Islande.

Vingt-cinq pays concourront samedi pour la finale, soit dix pays
gagnants lors des demi-finales ainsi que cinq pays "dispensés" (la Russie - gagnante l'année passée, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Espagne.

Pour la paix au Proche-Orient

Pour l'Eurovision la chanteuse israélienne Noa partage la scène avec Mira son amie arabe.

Leur message: une coexistence pacifique au Proche-Orient.

Leur chanson, "Il doit y avoir une autre voie", appelle en hébreu, en arabe et en anglais, à la coexistence entre Israéliens et Palestiniens: "lorsque je pleure, je pleure pour nous deux, ma souffrance n'a pas de nom et lorsque je pleure, je pleure pour ce ciel sans pitié et je dis: il doit y avoir une autre voie".

Noa, née à Tel-Aviv en 1969 et qui a grandi à New York, milite pour la paix depuis la fin de son service militaire en Israël.

Mira Awad est née en 1975 à Kfar Rama, en Galilée, d'un père palestinien et d'une mère bulgare. Comédienne et chanteuse, féministe convaincue, elle défend les droits civiques des Arabes israéliens.

Les deux femmes, amies en dehors de la scène et habituées à chanter ensemble, soutiennent le mouvement "One Voice" engagé pour une solution négociée à deux Etats pour mettre fin au conflit israélo-palestinien.