Le SLP

Flandreinfo.be a demandé aux 8 principaux partis politiques en Flandre de se présenter à un public étranger. Nous voulions également savoir quelle est leur vision de l'Union et quelles sont leurs priorités en Europe. Voici la réponse du Parti social-libéral SLP.

Comment présenteriez-vous votre parti à un public étranger ?

SLP est le parti social-libéral de la Flandre et rejoint de près la tradition des partis sociaux-libéraux en Europa : D66 aux Pays-Bas, Movimento Liberal Social au Portugal, le Parti Radical de Gauche en France ou le Parti libéral populaire en Suède.

Contrairement aux libéraux classiques, nous partons du principe que le gouvernement a la tâche de favoriser la liberté, l’égalité des chances et la responsabilité des citoyens. Pour les élections du 7 juin, nous menons campagne contre la sclérose des partis classiques qui sont au pouvoir, avec le slogan « Oser changer. Maintenant certainement ! »

Quelle est la vision de votre parti sur l’Europe ? Quelles sont vos priorités en Europe ?

SLP votera le 7 juin avec fermeté pour une Europe ambitieuse. Le libéralisme social dans l’Union européenne représente : davantage d’efficacité, plus de démocratie, énergie et entièrement tourné vers le futur.

L’Europe a apporté le bien-être et la prospérité. Sans l’Europe, sans l’euro, sans le marché intérieur, la crise nous aurait frappé encore bien plus fort. Une Europe forte ne travaille pas contre nous. Elle nous rend tous plus forts. Mais il reste encore beaucoup à faire.

L’Europe doit mener à bien la modernisation de l’industrie, opter pour des solutions durables, mener une politique démocratique et transparente, lutter contre le réchauffement de la planète et le recul économique, prendre un rôle dirigeant dans le conflit au Proche-Orient et sécuriser l’approvisionnement en énergie. L’Europe ne peut certainement pas retomber dans une addition de 27 fois un intérêt national. La coopération européenne est la meilleure garantie pour la paix, un développement durable et la prospérité.

L’Europe peut former les hommes les plus intelligents et devenir un champion du monde en technologie environnementale, tout en procurant la meilleure qualité qui soit dans l’enseignement et les soins. Devenir premier au monde dans le domaine de l’énergie renouvelable n’est pas une utopie.

Mais pour ce faire, il faut absolument un vote social-libéral en Europe.

Concrètement, le SLP met en avant les fers de lance suivants :

1. Renforcer le rôle de l’Europe sur le plan de la durabilité, de la sécurité et de l’énergie. La demande croissante en énergie, la protection de la nature, la conscience que l’énergie nucléaire n’est pas une solution durable et la réserve limitée en matières premières fossiles nous obligent à nous concentrer sur des sources d’énergie renouvelables. SLP plaide en faveur d’un traité européen pour l’énergie renouvelable, EURENEW.

L’Europe doit coopérer davantage, libérer des fonds pour la recherche de sources d’énergie renouvelables et mettre en œuvre une fermeture progressive des centrales nucléaires. Un investissement important dans de l’électricité renouvelable permet de créer - déjà rien que pour notre pays - 28.000 emplois.

2. L’Europe doit être un partenaire à la hauteur des autres puissances mondiales. Laissez l’Europe faire preuve de capacité de direction et d’ambition et parler d’une voix forte. Cela peut se faire au mieux avec un Président européen qui représente l’Europe, notamment au sein des Nations Unies. Seule une voix européenne commune peut faire la différence.

3. Veillez à ce que la population d’Europe jouisse de la meilleure formation qui soit et devienne ainsi l’économie de la connaissance dirigeante. Des économies en pleine croissance, comme l’Inde et la Chine, ont consacré au cours de la décennie passée entre 8 et 9% à la recherche et au développement. Avec 2,1%, la Flandre se situe désespérément sous le but européen peu ambitieux de 3%.

Pour éliminer le retard de connaissances au sein de nos entreprises, SLP plaide en faveur de bons de connaissance. Avec un tel bon, une entreprise a droit à un certain nombre de jours de conseils gratuits et de recherche auprès de grandes entreprises, d’universités ou de centres de recherche. Nous devons soutenir nos entreprises face à la concurrence internationale.

4. L’Europe doit poursuivre les réformes dans le domaine de l’agriculture. 20% des fermiers reçoivent 80% des subsides. C’est inacceptable. Dans des domaines tels que la préservation de la nature et des paysages, les changements climatiques, l’énergie renouvelable et la gestion de l’eau, le fermier classique peut devenir un gestionnaire moderne de la nature et un producteur de nourriture.