Le siège de la Commission à nouveau évacué

Le siège de la Commission européenne a une nouvelle fois été évacué ce mercredi aux alentours de 11h20 après que l’alarme incendie se soit mise en route.
Le siège de la Commission européenne à Bruxelles a été évacué mercredi, pour la deuxième fois en neuf jours, après une fuite d'eau chaude qui a fait un blessé léger et déclenché une alerte incendie.

L'alerte a été déclenchée peu avant 11h30, alors que le président de la Commission José Manuel Barroso donnait une conférence de presse sur la supervision financière, obligeant les quelque 2.000 personnes qui travaillent dans le bâtiment à l'évacuer.

Une heure plus tard, un responsable des pompiers dépêchés sur les lieux a indiqué aux journalistes que l'alerte avait été déclenchée par une fuite d'eau chaude sur une canalisation provenant de la chaudière.

"La projection d'eau a brûlé légèrement une personne aux pieds et aux mains. Elle a été prise en charge par une équipe de l'hopital militaire de Bruxelles spécialisé dans les brûlures", a-t-il expliqué.

Ce sont les vapeurs qui se sont dégagées à la suite de la fuite d'eau chaude qui ont déclenché l'alerte, les détecteurs réagissant à la chaleur, a précisé le responsable.

Il a estimé que la situation était désormais complètement rétablie. Une porte-parole de la Commission a précisé que le bâtiment allait pouvoir être réoccupé très prochainement.

Deuxième évacuation en 9 jours

Le Berlaymont, nom du bâtiment hébergeant la Commission, avait été endommagé le 19 mai par un incendie d'origine encore indéterminée.

Le feu s'était propagé rapidement le long d'une gaine technique du bâtiment, touchant notamment le 13e étage où travaille M. Barroso.

L'incendie n'avait pas fait de victime, mais nécessité la fermeture du bâtiment pendant une semaine pour travaux, le câblage électrique en particulier ayant été sérieusement endommagé. Une enquête a été ouverte.

Plusieurs journalistes s'étaient inquiétés après ce premier incident que l'alarme n'ait été donnée qu'une vingtaine de minutes après qu'une forte odeur de fumée ait été détectée. La Commission avait alors indiqué qu'elle reverrait éventuellement ses procédures de sécurité s'il s'avérait qu'elles devaient être améliorées.