La Belgique attire moins d’investisseurs

L’an dernier, notre pays a vu le nombre de projets d’investissements étrangers sur son territoire chuter de 19% et le nombre d’emplois générés par ces investisseurs diminuer de 23%. C’est ce qu’indique la 6e édition du baromètre annuel de l’attractivité établi par la société Ernst & Young. La Belgique y passe de la 5e à la 8e place.
La baisse importante des investissements étrangers en Belgique ne peut pas uniquement être imputée à la crise économique et financière. En effet, dans l’ensemble de l’Europe les investissements étrangers ont enregistré une croissance nulle, alors qu’en Belgique les résultats sont nettement moins bons.
Ainsi en 2007, le pays avait accueilli 175 projets d’investissement sur son territoire, alors qu’en 2008 le nombre de projets retombait à 142 - soit une diminution de 19%. Et sur les 142 projets recensés l’an dernier, seuls 77 représentaient de nouveaux investissements. Pour les autres projets, il s’agissait de l’expansion d’investissements existants.

Au baromètre annuel européen de l’attractivité, réalisé par la société Ernst & Young, la Belgique retombe ainsi de la 5e à la 8e place.

A cela vient s’ajouter une diminution de l’emploi généré par ces projets d’investissements. L’an dernier, 23% d’emplois en moins ont été créés par des investisseurs étrangers en Belgique.

Pression fiscale, notamment

L’une des raisons qui font hésiter les investisseurs à s’établir en Belgique est certainement la pression fiscale qui règne dans le pays, ainsi que les coûts salariaux élevés.
Gust Herrewijn de la société Ernst & Young attribue aussi la froideur des investisseurs à l’instabilité politique qui a régné un temps en Belgique, à la suite des élections législatives. « Alors que 65% des entreprises estimaient en 2007 que la Belgique bénéficiait d’une stabilité politique, en 2008 ce pourcentage est retombé à 40. C’est l’une des baisses les plus frappantes dans cette étude des facteurs d’attractivité ».

Les prévisions pour l’avenir ne sont pas non plus encourageantes, estime Ernst & Young. La société affirme que la Belgique doit d’urgence travailler à une amélioration de son image, mais aussi innover davantage et revoir sa politique fiscale.