Elections régionales et européennes en Belgique

Quelque 7.750.000 Belges sont appelés ce 7 juin à désigner leurs nouveaux représentants dans les assemblées parlementaires régionales de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie. Ils doivent aussi désigner 22 nouveaux eurodéputés (13 néerlandophones, 8 francophones et 1 germanophone). Les premières estimations sont attendues vers 15h00, heure à laquelle les bureaux de vote électroniques fermeront leurs portes.
C’est à 8h00, ce dimanche, que les bureaux de vote ont ouvert leurs portes dans tout le Royaume. Les électeurs ont jusqu’à 13h00 pour s’y rendre s’il s’agit d’une commune où le vote se fait encore sur papier avec un crayon rouge et jusqu’à 15h00 pour les bureaux où le vote est électronique. C’est le cas dans plus de 200 communes de Belgique.
Ce ne sont pas que 7.750.000 Belges qui sont appelés à prendre part au scrutin régional et européen ce dimanche. Les ressortissants des pays de l’Union européenne qui résident en Belgique et qui se sont inscrits avant le 1er avril sur une liste de leur commune peuvent également prendre part au scrutin européen en Belgique.

Pour les électeurs belges, il s’agit de désigner d’une part leurs députés pour le Parlement de chacune des trois Régions, soit 124 élus en Flandre, 89 à Bruxelles et 75 en Wallonie. Les électeurs des 9 communes germanophones de Belgique devront en outre voter pour le Parlement de la Communauté germanophone, qui comprend 25 députés. Le Parlement de la Communauté française se compose, lui, automatiquement des 75 députés wallons et de 19 des 72 députés francophones au Parlement bruxellois.

Les Belges élisent également ce dimanche 22 députés pour le Parlement européen. L’élection européenne en Belgique se fait sur la base de trois collèges électoraux - francophone, néerlandophone et germanophone -, qui doivent élire respectivement 8 membres, 13 membres et un membre.

Le CD&V semble dominer en Flandre

Depuis des mois, les partis spéculent déjà sur le résultat des élections régionales. C’est avant tout en Belgique francophone, c’est-à-dire en Wallonie et à Bruxelles, que tout semble encore possible.
En Flandre, les derniers sondages en date donnent le CD&V démocrate-chrétien comme le plus grand parti et le seul à passer le cap des 20% de votes favorables. Il serait suivi par les libéraux de l’Open VLD et les socialistes du SP.A. Ces trois partis formaient la majorité en Flandre aux élections régionales de 2004.

En Flandre, on attend surtout avec suspens le résultat qu’obtiendront le parti d’extrême-droite Vlaams Belang et celui des libéraux de droite de la Liste Dedecker, mais également le résultat qu’effectuera le parti nationaliste N-VA, auquel on prédit jusqu’à 10% de voix.

Tensions en Belgique francophone

En Wallonie et à Bruxelles, on prédit un véritable duel entre les socialistes du PS et les libéraux du MR.
Les sondages des intentions de vote donnent les deux partis plus ou moins à égalité. Mais leurs présidents (photo) ont d’emblée déjà annoncé qu’ils ne voulaient pas former de coalition l’un avec l’autre. Pour le PS, cela pourrait se traduire par une cure dans l’opposition, après 20 ans dans la majorité régionale.

Une coalition régionale pourrait également contenir le parti des verts Ecolo. Les spécialistes estiment que ce parti pourrait gagner de nombreuses voix. Quant au cdH démocrate-chrétien, il se maintiendrait à son niveau de 2004.

Mais à l’aube du scrutin, un quart des électeurs belges se disaient encore indécis. Tout restait donc encore possible ce 7 juin.