Les nationalistes progressent en Flandre

A l’heure où tous les bulletins de vote des élections régionales et européennes en Belgique ont été dépouillés, les grandes tendances qui se dessinaient nettement samedi soir se confirment. Le CD&V devient le plus grand parti au Parlement flamand, avec 31 sièges, mais la N-VA est le grand vainqueur du scrutin en Flandre et gagne 9 sièges. Le Vlaams Belang en perd 11. Le ministre-président flamand sortant, Kris Peeters (CD&V), obtient 127.000 voix de préférence et est appelé à former la nouvelle coalition régionale flamande.
Au sein du Parlement flamand, les chrétiens-démocrates du CD&V deviennent le plus grand parti avec 31 sièges sur un total de 124, ce qui représente un gain de 3 sièges par rapport aux Régionales de 2004. Les nationalistes de la N-VA (ancien partenaire de cartel du CD&V) sortent néanmoins grands gagnants du scrutin en Flandre, puisqu’ils voient leur nombre de sièges passer de 7 à 16.
Le parti libéral Open VLD et l’extrême-droite Vlaams Belang obtiennent tous deux 21 sièges, mais cela représente une perte de, respectivement, 4 et 11 sièges. Les socialistes du SP.A doivent se contenter de 19 sièges, soit 3 de moins qu’à la législature écoulée.

La Liste Dedecker effectue un bon résultat et obtient un total de 8 sièges, tandis que les écologistes de Groen ! gagnent 1 siège pour en posséder maintenant 7.

L’Union des Francophones conserve son unique siège, tandis que le parti social-libéral SLP n’obtient aucun siège avec 1,1% des voix.

Kris Peeters, formateur d’une nouvelle coalition flamande

Bart Somers démissionnait ce dimanche soir de la présidence de l’Open VLD, à la suite du résultat très mitigé de son parti aux élections régionales. Il est remplacé, temporairement jusqu'à l'automne, par Guy Verhofstadt (tête de liste des libéraux flamands pour les élections européennes) à cette présidence.

Verhofstadt était déjà vice-président de l'Open VLD. Il a annoncé ce lundi que son parti n'excluait pas une participation à la coalition gouvernementale, à certaines conditions.
Il appartient maintenant au ministre-président flamand sortant, Kris Peeters (CD&V, photo), de former une coalition pour le nouveau gouvernement régional. Ce lundi matin, le formateur voulait encore laisser toutes les portes ouvertes. Après avoir donné sa démission comme ministre-président, comme le veut la tradition, il envisageait de s’entretenir dans un premier temps avec les présidents des partis flamands, mais aussi avec les partenaires sociaux, notamment.

Au scrutin régional flamand, Kris Peeters a en outre obtenu le plus de voix de préférence, soit 127.000. Le président de la N-VA, Bart De Wever, le talonne avec 123.000 voix de préférence.
Le parti écologiste Groen ! a, quant à lui, annoncé ce lundi qu’il optait résolument pour « une opposition impitoyable » et ne ferait donc pas partie d’une coalition flamande.

Selon sa présidente Mieke Vogels (photo), l’électeur n’a pas donné de mandat clair au parti, « il a choisi le statu quo plutôt que le changement ».

Le MR domine au Parlement bruxellois

Au Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, les libéraux francophones du MR restent le plus grand parti, avec 24 sièges. Ils perdent néanmoins 1 siège par rapport au scrutin de 2004. Les socialistes francophones du PS perdent 5 sièges, mais restent le 2e plus grand parti, avec 21 sièges.

Les verts francophones d’Ecolo sont les grands vainqueurs à Bruxelles - comme d’ailleurs en Wallonie. Ils voient leur représentation au sein du Parlement bruxellois passer de 7 à 16 sièges. Le cdH humaniste pourra occuper maintenant 11 siège, soit un gain d’un siège.

Du côté des partis flamands, l’Open VLD et le SP.A conservent chacun 4 sièges. Le CD&V en conserve 3. Les verts de Groen ! passent d’un à 2 sièges et la N-VA obtient 1 siège.

Le Vlaams Belang d’extrême-droite voit par contre son nombre de sièges décimé de moitié : il n’en garde plus que 3 sur 6.

En Wallonie, le PS domine encore mais Ecolo est gagnant

Les pertes escomptées pour le parti socialiste francophone se confirment, mais restent néanmoins assez limitées. Au Parlement wallon, le PS perd ainsi 5 sièges, mais conserve encore 29 sièges, ce qui le place nettement au-dessus des libéraux du MR qui obtiennent 19 sièges. Le Mouvement Réformateur n’a, lui, perdu qu’un siège par rapport à 2004.

Le cdH humaniste perd 1 siège et se retrouve à 13 sièges. Il est ainsi maintenant devancé par Ecolo, qui obtient 14 sièges. Avec un gain de 11 sièges, Ecolo (photo) sort donc grand vainqueur du scrutin régional en Wallonie.
Au palmarès des voix de préférence en Wallonie, le PS est gagnant. Michel Daerden obtient le meilleur score personnel, avec 63.580 voix de préférence. Il est suivi par le président du PS, Elio Di Rupo (photo), qui remporte 38.784 voix de préférence, puis par Paul Magnette (37.503) et Rudy Demotte (33.344).

Les libéraux Serge Kubla et Charles Michel obtiennent respectivement 21.117 et 20.355 voix de préférence.