Qui dirigera la Flandre?

Les discussions pour la formation d’un nouveau gouvernement flamand ont débuté ce matin. Le ministre-président flamand sortant, Kris Peeters, a en premier lieu rencontré le président de la N-VA, Bart De Wever, qui a déclaré être prêt à mettre de l'eau dans son vin.
Les rencontres ont lieu depuis 10 heures à l’hôtel Errera, résidence officielle du gouvernement flamand, situé sur la rue Royale à Bruxelles.

Ce mardi, Kris Peeters s'est tout d’abord réuni avec le président de la N-VA, Bart De Wever. Viendront ensuite la présidente du CD&V, Marianne Thyssen, Guy Verhofstadt (Open VLD) et la présidente du SP.A, Caroline Gennez. Les autres présidents de parti seront reçus demain.
Lors de son entretien avec Kris Peeters, Bart De Wever a indiqué qu'il était prêt à mettre de l'eau dans son vin, et qu'il désirait participer au nouveau gouvernement. Il a par ailleurs souligné qu'il ne ferait plus de déclarations choc afin d'éviter d'offrir aux autres partis l'opportunité de donner de la N-VA l'image d'un partenaire impossible.

La victoire du CD&V et de la N-VA semble replacer le débat communautaire sur l’avant de la scène.

Lors du débat qui a réuni les chefs de file des partis flamands hier soir sur la télévision flamande VRT, il est clairement apparu que la réforme de l’Etat et les positions de la N-VA formeront un thème important mais aussi difficile lors de ces négociations.

La N-VA indispensable pour 7 Flamands sur 10

Selon un sondage de l’agence IVOX réalisé pour le quotidien flamand Het Nieuwsblad et mené au lendemain des élections, sept Flamands sur dix estiment que la N-VA est indispensable au prochain gouvernement flamand.

Trois coalitions potentielles étaient présentées à un échantillon de 1.029 Flamands: la tripartite traditionnelle sortante (CD&V, Open Vld et SP.A) ainsi que CD&V/SP.A/N-VA et CD&V/Open VLD/N-VA.

Les deux coalitions intégrant la N-VA ont recueilli 70% des préférences, avec un léger avantage pour la seconde.