Les femmes enceintes davantage discriminées

De plus en plus de femmes enceintes se sentent l'objet de discriminations sur leur lieu de travail. Le nombre de plaintes déposées à ce titre a presque doublé l'année dernière, selon le rapport annuel de l'Institut pour l'Egalité des Femmes et des Hommes.
En 2008, la cellule juridique de l'Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes a traité 176 dossiers de discrimination. Parmi ces dossiers, 125 ont mené formellement à une plainte, soit 25% de plus qu'en 2007.

Fait frappant, de plus en plus de femmes enceintes ou de jeunes mères se sentent discriminées dans leur emploi. Certaines d'entre elles ont ainsi perdu leur emploi, juste après une grossesse. Des employeurs exigent par ailleurs la promesse que leur future employée n'aura pas d'enfant.
"La plus importante catégorie relevée concerne les plaintes à l’embauche. Certaines personnes ne savent pas si elles doivent dire qu’elles sont enceintes. D’autres doivent répondre à des questions telles que : voulez-vous encore avoir des enfants", explique Patrick Verraes, porte-parole de l’Institut.

"Certaines encore ont déjà signé un contrat, mais il est annulé au dernier moment car le futur employeur est au courant de la grossesse de la femme. Une autre catégorie existe aussi : une femme est engagée, elle tombe enceinte, part en congé de maternité, et est licenciée juste après la période de protection sociale, soit un mois après le congé de maternité", ajoute-t-il.

En 2008, l'Institut a porté quatre dossiers jusque devant les tribunaux. Ces quatre affaires sont toujours pendantes. Vu l'augmentation des plaintes autour de la maternité, l'Institut a commandé une étude sur cette problématique.