"Un budget en équilibre suffit pour l'instant"

Après avoir rencontré mardi et mercredi les présidents des partis flamands, l’informateur Kris Peeters (CD&V) a consacré sa 3e journée de concertations en vue de la formation d’un nouveau gouvernement régional aux partenaires sociaux. Il a notamment reçu l’administrateur-délégué de l’Unizo, des représentants du Voka et d'Agoria, ainsi que les syndicats. Et il a rencontré le gouverneur de la Banque nationale Guy Quaden et le président du Conseil supérieur des Finances, Luc Coene.
L’informateur Kris Peeters consacrait sa troisième journée de concertations aux partenaires sociaux. A son agenda de discussion figuraient avant tout des pistes pour sortir de la crise économique.

Dans la matinée, le ministre-président flamand sortant a notamment reçu des représentants de l’Union des entrepreneurs indépendants Unizo (photo), du réseau flamand d’entreprises Voka et de la fédération de l’industrie technologique Agoria. Les syndicats chrétien, socialiste et libéral et le grand syndicat des agriculteurs Boerenbond étaient également invités à s’entretenir avec l’informateur.
L’Unizo a présenté à Kris Peeters - qui fut lui-même par le passé administrateur-délégué de L’Union des indépendants - un message très clair. « Le gouvernement flamand doit faire preuve d’énergie pour réagir à la crise économique. Il ne peut pas se permettre des cadeaux tels qu’une réduction complémentaire du précompte professionnel » (appelé ‘jobkorting’ en néerlandais’), a indiqué l’administrateur-délégué Karel Van Eetvelt.

Voka - l’organisation flamande des employeurs - ne considère pas non plus d’un bon œil l’octroi d’une nouvelle réduction complémentaire du précompte professionnel. « En ce qui nous concerne, le gouvernement doit opter pour des investissements dans l’infrastructure et l’innovation, et doit abolir un certain nombre d’impôts insupportables », affirmait le tout nouveau président Luc De Bruyckere (photo).

L’Unizo et Voka souhaitent également que le nouveau gouvernement régional mène à bien une double réforme de l’Etat. A savoir : l’octroi de compétences homogènes pour la Flandre et une simplification de l’administration flamande. Voka a calculé que si les autorités travaillaient de façon plus efficace, elles pourraient économiser 1,8 milliard d’euros en 5 ans.
Ce jeudi après-midi, Kris Peeters recevait également le gouverneur de la Banque nationale, Guy Quaden (photo), ainsi que plusieurs professeurs et spécialistes dans le domaine économique. Ces discussions étaient essentiellement consacrées à l’approche que devra adopter le nouveau gouvernement pour tenter de sortir la Flandre de la crise économique.

Il s'agissait de la première fois que le gouverneur de la Banque nationale était consulté dans le cadre de la formation d'un gouvernement flamand.

Guy Quaden a présenté à l'informateur les perspectives alarmantes dans les domaines des finances publiques et de l'emploi. Environ 200.000 emplois seront perdus les prochaines années en Belgique et le pays devra trouver 7 milliards d'euros supplémentaires s'il veut limiter le déficit à 4% du PIB en 2010.

Selon Quaden, les différentes entités du pays devront collaborer pour parvenir à l'effort budgétaire nécessaire.

Garder un budget en équilibre

Le président du Conseil supérieur des Finances, Luc Coene (photo), qui rencontrait aussi Kris Peeters ce jeudi après-midi, a également insisté sur la nécessité d'une contribution de toutes les entités.

"Au départ, il suffira que la Flandre maintienne un budget en équilibre", a expliqué Coene. "Mais elle devra ensuite faire des efforts supplémentaires".

Kris Peeters a souligné que le gouvernement flamand s'efforcerait d'atteindre l'équilibre, sans toutefois pouvoir promettre que les budgets 2009 et 2010 ne descendraient pas dans le rouge. Pour l'informateur, l'équilibre sera pour l'instant en tous cas "plus qu'assez".