Les 27 soutiennent un 2e mandat de Barroso

Les chefs d’Etats et de gouvernements des 27 pays de l’Union ont apporté jeudi soir, au sommet qui les réunissait à Bruxelles, leur soutien à une reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. « Je suis particulièrement fier et ému » a déclaré le Portugais de 53 ans. Il devra néanmoins encore obtenir l’appui des eurodéputés, dont une partie lui est peu favorable.
Réunis en sommet à Bruxelles pour deux jours, les dirigeants des 27 pays membres de l’Union se sont finalement accordés, jeudi soir, pour apporter leur soutien à une reconduction du Portugais José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne. Barroso était d’ailleurs le seul candidat à sa propre succession.

Ce soutien ne crée pas la surprise. Dans les milieux diplomatiques, on avait en effet laissé entendre ces dernières semaines qu’aucun état membre ne proposerait un autre candidat au poste.
« J’ai entendu des paroles impressionnantes de reconnaissance et d’encouragement, émanant de dirigeants de différentes familles politiques », déclarait jeudi soir un Barroso fier et ému.

Il n’est cependant pas encore tout à fait certain que le Portugais de 53 ans sera reconduit dans sa fonction pour 5 ans. Le nouveau Parlement européen devra en effet encore lui donner son feu vert. Or, toutes les fractions ne lui sont pas favorables. Certains parlementaires lui reprochent notamment un manque de leadership et de vision, notamment à l’heure où l’Europe entière traverse une crise économique.

La plus grande fraction au sein du Parlement européen - celle du Parti populaire européen et des Démocrates européens - souhaite voir Barroso reconduit dans sa fonction, alors que les socialistes et les écologistes y sont radicalement opposés. Les libéraux sont d’avis partagé, mais n’ont pas proposé d’autre candidat - pas même l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt. Les partis moins favorables à Barroso espèrent repousser le vote à sa reconduction jusqu’après les vacances d’été.

Surveillance des banques renforcée

Les dirigeants européens ont aussi trouvé un accord de principe pour tirer des leçons de la crise financière mondiale en lançant une réforme de la surveillance du secteur bancaire.

Le sommet s’est en outre penché sur la situation en Iran et sur des questions diplomatiques. Jeudi soir, il lui restait à trouver un compromis dégageant la voie à un second référendum en Irlande sur le Traité de Lisbonne.

L’Irlande organisera un 2e référendum en octobre

Ce vendredi, les dirigeants de l’UE sont finalement parvenus à un accord de principe qui lève le dernier obstacle à l’organisation d’un second référendum en Irlande.
Les Irlandais ont obtenu des garanties que le Traité de Lisbonne ne mettra pas en danger la neutralité, le régime fiscal et l’interdiction de l’avortement dans leur pays. Ces garanties doivent rassurer les électeurs et les encourager à donner cette fois leur « oui » au Traité. Lors du premier référendum, organisé en juin 2008, quelque 53% des Irlandais avaient rejeté le Traité.

Elaboré notamment en vue d’un meilleur fonctionnement de l’Union élargie, le Traité doit être ratifié par les 27 pays membres pour pouvoir entrer en vigueur. La plupart des pays l’ont déjà fait.