Ecarté de la coalition, l’Open VLD se tait

Le silence radio semble de mise au sein du parti libéral flamand au lendemain de son exclusion des négociations pour la formation d’une nouvelle coalition régionale flamande. Pas une seule personnalité politique de l’Open VLD ne veut réagir à la décision prise vendredi par le formateur Kris Peeters.
Après que le président de la N-VA, Bart De Wever, ait clairement fait savoir, vendredi, que son parti n’entrerait pas dans une coalition à quatre, et que la présidente du SP.A, Caroline Gennez, ait laissé entendre que son parti préférait aussi une coalition tripartite, Kris Peeters décidait vendredi soir d’entamer les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement avec le CD&V, la N-VA et le SP.A.

Après 10 ans de présence au gouvernement flamand, l’Open VLD se voit donc renvoyé sur les bancs de l’opposition. Une douloureuse réalité.
Vendredi soir, le parti écarté publiait encore un bref communiqué, dans lequel il affirmait avoir pris ses responsabilités en tant que perdant des élections régionales, « pour ne pas rendre plus compliquée la formation d’un gouvernement en ces temps de crise. Nous n’avons posé aucune exclusive ni de veto sur le programme ou la composition du nouveau gouvernement. En ces temps difficiles, il est nécessaire que les partis et les gouvernements coopèrent. Cela ne changera rien à notre engagement dans le gouvernement fédéral ».

Ce samedi, personne au sein de l’Open VLD ne veut réagir publiquement. Tous les appels téléphoniques restent sans réponse.

L’absence d’élus libéraux dans le gouvernement a également des conséquences pour certains suppléants. Ils ne pourront pas siéger au Parlement flamand parce que les anciens ministres y reprendront eux-mêmes leur place.

Le formateur Kris Peeters rassemblera lundi soir des représentants du CD&V, de la N-VA et du SP.A pour entamer des négociations sur base de sa note. Ces 3 partis possèdent ensemble une majorité de 66 sièges sur 124 au sein du Parlement flamand.