Les agresseurs de Wijffels reçoivent un blâme

Les deux Ukrainiens, qui ont poignardé le jeune Gantois Simon Wijffels (photo) en 2007 non loin de son école, ont été jugés coupables de tentative de meurtre, par contumace. Les deux frères, qui ont quitté la Belgique avec leurs parents, n’ont pourtant reçu qu’une réprimande et ne se sont pas vu attribuer de peine.
C’est en septembre 2007 - au lendemain de la rentrée scolaire - que Simon Wijffels était attaqué au couteau, non loin de son école dans le centre de Gand (Flandre orientale), par deux jeunes Ukrainiens. L’écolier de 14 ans à l’époque fut grièvement blessé.

Les deux frères ukrainiens avaient attaqué leur condisciple parce qu’il refusait de leur donner le numéro de téléphone d’une fille.
Le 26 mai dernier débutait le procès des deux frères, mais en leur absence. Les deux Ukrainiens, âgés aujourd’hui de 18 et 16 ans, ont en effet été expulsés de Belgique avec leur famille l’an dernier, à la suite du refus de donner une suite positive à leur demande d’asile. La famille réside maintenant en Israël.

Les deux adolescents ont été condamnés ce lundi matin, par contumace. Le tribunal de la jeunesse de Gand a estimé qu’ils étaient responsables de tentative de meurtre. Les deux frères s’en sortent cependant avec un blâme et n’ont pas reçu de peine.
Le tribunal a estimé que cette réprimande suffi parce que les deux frères avaient respecté les consignes pendant leur séjour en Belgique et parce qu’ils résident maintenant en Israël. Une éventuelle décision de les placer dans une institution fermée n'a ainsi pas pu être exigée.

A l'issue des faits, les deux frères avaient été placés dans une institution fermée, pendant 15 mois pour l'aîné et 9 mois pour le cadet.

Simon Wijffels - qui a survécu à l’agression - et sa famille reçoivent des dommages et intérêts pour un monta nt de 30.000 euros. Un médecin a également été désigné, qui est chargé d’examiner les suites que l’incident pourrait encore occasionner chez l’adolescent gantois.

Simon Wijffels reçoit encore toujours un suivi psychologique pour parvenir à surmonter le traumatisme de l’agression dont il a été victime.