Un chef de bande arrêté, puis relâché

A Houthalen (en province du Limbourg), le chef d’une bande de jeunes a été brièvement arrêté, avant d’être à nouveau relâché par manque de place dans une institution fermée. Depuis le début de cette année, près de 200 jeunes délinquants ont déjà été laissés en liberté, pour la même raison de manque de place.
La remise en liberté du chef d’une bande de jeunes représente un coup dur pour le bourgmestre de Houthalen, Alain Yzermans (SP.A), et pour la police de la commune. « Je me pose des questions à propos du fonctionnement de la justice », déclarait le bourgmestre ce lundi matin. « Comment la police, le parquet et l’administration communale peuvent-ils rester motivés si le dernier chainon - la justice - ne fait pas son travail ? ».

La libération du chef de la bande de jeunes n’est pas un cas isolé. Les chiffres le prouvent. L’an dernier, près de 300 jeunes délinquants ont été laissés en liberté parce qu’il n’y avait plus de place dans une institution fermée.

Depuis le début de cette année, près de 200 jeunes délinquants n’ont pas été enfermés pour la même raison.

« Il y a bien une surpopulation »

« Il y a effectivement une surpopulation dans les institutions pour jeunes délinquants, tout comme c’est le cas dans nos prisons », confirmait le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck (CD&V, photo), sur les ondes de la VRT. « En Flandre comme en Wallonie, nous devons créer une capacité supérieure, et sommes d’ailleurs déjà en train de le faire ».

« Mais ne je pense pas non plus que nous devions simplement augmenter la capacité dans les institutions fermées. Le juge de la jeunesse doit également étudier, au cas par cas, les mesures de protection et de sanction qui sont les plus appropriées. Qui est vraiment à sa place dans pareille institution ? Et pour qui une sanction alternative s’indique davantage ? ».