Débat sur l’interdiction du voile à l’école

Le parti nationaliste flamand N-VA estime que l’imam Nordine Taouil a dépassé les bornes lors de la discussion sur l’interdiction du voile dans les athénées d’Anvers et d’Hoboken. De son côté la députée fédérale Meyrem Almaci (Groen !) estime qu’il faut plutôt s’attaquer à ceux qui font pression sur les jeunes filles pour qu’elles portent le voile plutôt qu’au voile lui-même.
Les étudiantes des écoles secondaires officielles d’Anvers ne peuvent plus porter le voile au sein de l’école.

Les autres signes religieux comme les croix ou la kippa sont également interdits. Cette interdiction figure dans le nouveau règlement scolaire qui entrera en vigueur dès le 1er septembre prochain.

Les athénées d’Anvers et d’Hoboken comptent un pourcentage élevé d'élèves d'origine allochtone.

Ils entendent maintenir un nécessaire équilibre permettant à chaque élève de s'épanouir dans une atmosphère de liberté.
Cette décision a provoqué de nombreuses critiques, ainsi l'imam Nordin Taouil a demandé mercredi après-midi aux parents musulmans de ne plus envoyer leurs enfants dans les deux athénées si l'interdiction des signes religieux y était maintenu.

Plusieurs centaines de personnes étaient présentes à cette réunion, où des tracts indiquant "Pas de foulard, pas d'élèves" ont été distribués.

La N-VA estime que l’imam a dépassé les bornes et ajoute que son appel au boycott des écoles est irresponsable. La N-VA soutient la décision de la direction des écoles.

De son côté la parlementaire Meyrem Almaci (Groen! - photo) estime qu’il faut plutôt s’en prendre à la « culture macho » parmi les jeunes allochtones et pas au voile lui-même. Elle estime que les jeunes étudiantes seront les premières victimes d’une interdiction du voile.