Feu vert à l'extradition de Trabelsi

La Cour de cassation a rejeté mercredi après-midi le pourvoi formé par Nizar Trabelsi contre l'arrêt de la chambre des mises en accusation de Bruxelles qui, le 19 février dernier, avait autorisé son extradition vers les Etats-Unis.
La haute Cour ne voit aucun vice de procédure et aucune faute de droit susceptible d'entraîner la mise à néant de l'arrêt.
Agé de 38 ans, Trabelsi a été condamné à 10 ans de prison ferme par la cour d'appel de Bruxelles, le 9 juin 2004, pour un projet d'attentat contre la base américaine de Kleine-Brogel, en Belgique.

Il avait été arrêté le 14 septembre 2001. Il est toujours détenu.

Selon toute probabilité, le ministre de la Justice, à qui appartient la décision ultime, va donner son feu vert à l'extradition, lorsque le détenu aura fini de purger sa peine en Belgique.

Les Etats-Unis réclament son extradition pour "participation à une association de malfaiteurs visant l'assassinat de ressortissants des Etats-Unis, en dehors des Etats-Unis; participation à une association de malfaiteurs pour l'usage et la tentative d'usage d'armes de destruction massive; participation à une association de malfaiteurs pour fournir un soutien matériel et des ressources à une organisation terroriste étrangère".
Trabelsi avait avoué qu'il s'était rendu en Afghanistan avant d'échafauder son projet d'attentat.

L'un de ses anciens avocats a reconnu dans une lettre qu'après la condamnation à 10 ans de prison ferme, le FBI a pris contact avec l'ancien joueur de football tunisien pour qu'il prête une collaboration rémunérée aux services américains.

Après un premier versement de 1.000 dollars, remis en liquide selon l'avocat, Trabelsi a dit avoir rejeté la proposition du FBI. Cette somme aurait été reversée à Child Focus.