Sortir des ghettos augmente les chances de réussite des allochtones

Les jeunes Belges d'origine turque et marocaine de deuxième génération n'ont que la moitié des chances par rapport aux jeunes autochtones du même âge d'entamer des études de niveau supérieur, selon une étude de l’Université catholique de Leuven KUL, dont De Standaard publie des extraits.
Même des jeunes allochtones qui ont pris un bon départ dans l'enseignement secondaire risquent de devenir les victimes du principe que des chercheurs de la KU Leuven qualifient de principe du "pipeline qui fuit".

Après chaque année qui passe de plus en plus de jeunes allochtones abandonnent leurs études ou sont éliminés;
Les scientifiques ont interrogé 1.751 jeunes de 18 à 30 ans d'Anvers et de Bruxelles, dont un tiers de Belges d'origine, un tiers d'origine marocaine et un tiers d'origine turque, venant des mêmes quartiers d’Anvers et de Bruxelles et ayant dès lors le même environnement social.

Les allochtones sont beaucoup plus nombreux a être éliminés de la trajectoire des études supérieures.

Les chercheurs ont constaté que les allochtones qui décrochent quand même un tel diplôme, semblent avoir souvent des amis autochtones.
L'aide d'un enseignant est un élément favorable qui intervient en seconde position. Inversement, les chances de décrocher un diplôme de l'enseignement supérieur sont clairement inférieures s'ils ont fréquenté une classe composée pour plus de la moitié par des jeunes immigrés.

Les diplômes n’ouvrent pas toujours les bonnes portes

Les femmes allochtones se débrouillent plutôt bien en ce qui concerne les études.

Surtout les jeunes femmes marocaines accèdent au cycle supérieur et obtiennent souvent un diplôme.

Mais l’histoire à succès s’arrête là et leur diplôme ne leur ouvre souvent pas les portes du marchés de l’emploi.

Elles courent le risque de tomber dans le chômage à long terme.
Pour les jeunes hommes allochtones, un diplôme supérieur n’est pas souvent synonyme d’emploi.

De nombreux jeunes de la deuxième génération titulaire d’un diplôme supérieur n’accèdent pas souvent à des fonctions dirigeantes.

Les jeunes allochtones victimes de discrimination

L’enquête montre avec une grande unanimité que les jeunes allochtones sont victimes de discriminations.

90% des jeunes allochtones et autochtones reconnaissent cette discrimination.

Les hommes se sentent souvent discriminés à cause de la couleur de leur peau, alors que les femmes le sont pour des raisons religieuses.

Plus de 60% des jeunes femmes allochtones qui portent le voile, affirment qu’elles le font de leur propre volonté, à Bruxelles, elles sont 80%.