Le roi veut une éthique du secteur financier

Dans son traditionnel discours à l’occasion de la Fête Nationale du 21 juillet, le souverain belge a notamment plaidé en faveur d’une plus grande éthique dans le monde financier, mais aussi d’un enseignement de qualité et d’une formation professionnelle plus adéquate. Le roi a également encouragé une réforme de l’Etat.
« En ce jour de Fête Nationale, mes pensées vont d’abord à tous ceux qui, à la suite de la crise économique internationale, ont perdu leur emploi. C’est une lourde épreuve pour de très nombreuses personnes et leurs familles. Les conséquences sociales de la crise sont énormes et réclament une réponse à différents niveaux ».

C’est ainsi qu’Albert II a ouvert, ce lundi midi, son traditionnel discours télévisé et radiophonique à l’occasion de la Fête Nationale. Le souverain estime que la crise a été en bonne partie causée par l’absence d’éthique dans le secteur financier. Et de souligner que « beaucoup de responsables ont succombé à la pression des marchés pour générer à court terme des marges de profits toujours plus élevées, souvent irréalistes et sans rapport avec l’économie réelle ».

Le roi estime en outre que « la nécessité de normes s’applique aussi à l’ensemble de la rémunération des dirigeants. Rappelons-nous que la finance doit être au service de l’économie et celle-ci au service de l’homme. Il importe de revenir à ces notions de base ».

Besoin d’enseignement, de formation et de réforme de l’Etat

Albert II plaide ensuite en faveur d’un enseignement de qualité et d’une formation professionnelle plus adéquate, mais aussi de technologies nouvelles et de méthodes de production propres, innovantes, économes en énergie et peu productrices de CO2.

« Enfin, pour faire face à la crise en Belgique, je pense que nous devons aussi mettre de l’ordre dans nos structures institutionnelles. Accordons-nous sur une réforme de l’Etat qui assure à la fois une plus grande responsabilité aux entités fédérées, une indispensable solidarité, et un pouvoir fédéral efficace disposant des moyens nécessaires dans les domaines qui restent les siens. Cela nous permettra de mieux affronter les défis futurs », concluait le souverain belge.