Une branche belge du réseau Al Qaïda ?

Un musulman de 26 ans originaire de New York, arrêté au Pakistan, affirme que les prévenus arrêtés en décembre 2008 à Bruxelles et Liège, puis inculpés d’appartenance à une organisation terroriste, faisaient effectivement partie d’une branche belge du réseau terroriste Al Qaïda, rapporte le quotidien flamand De Tijd.
Le 11 décembre 2008, la police fédérale belge arrêtait 14 suspects à Bruxelles et Liège. Parmi ceux-ci se trouvait Malika El Aroud, la veuve de l’un des deux pseudo-journalistes qui ont tué, le 9 septembre 2001 en Afghanistan, le commandant Ahmed Shah Massoud en faisant exploser leur caméra.

Cette femme figurait au nombre d’un groupe de 23 prévenus qui comparaissaient en 2003 pour une filière d’acheminement de candidats au Jihad en Afghanistan et un projet d’attentat contre la base militaire de Kleine Brogel.

Cinq des prévenus arrêtés fin 2008 sont toujours en prison. Ce serait notamment à cause d’eux que la Belgique avait été placée, fin 2007, dans une phase d’alerte renforcée face à d’éventuelles attaques terroristes.
Les suspects nient avoir planifié des attaques terroristes, mais la justice belge est de plus en plus convaincue du contraire. Notamment depuis qu’un juge d’instruction belge et le procureur fédéral aient recueilli, aux Etats-Unis, les accusations prononcées par un jihadiste américain repenti.

Bryant Neal Vinas, un musulman de 26 ans originaire de New York, a été arrêté au Pakistan mais collabore maintenant avec les autorités américaines. Il a avoué avoir suivi un entraînement dans des camps, dans la zone frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan, en même temps que des membres du groupe terroriste belge arrêté fin 2008. Ils auraient appris à manipuler des explosifs, et auraient rencontré des membres importants d’Al Qaïda.

Dans son audition, Vinas a également affirmé qu’un des Belges, d’origine marocaine, lui aurait parlé à une seule occasion d’attaquer le métro en Belgique parce que « c’est une cible facile car peu gardée ». Le Belge n’aurait cependant pas parlé de rentrer au pays pour lancer l’attaque en question.