Van Rompuy croit en une réforme de l’Etat

Dans une interview accordée au quotidien De Morgen, le Premier ministre Herman Van Rompuy (CD&V) estime possible de faire un pas important dans la réforme de l’État, au plus tard pour l’été 2010.
"A présent que les différents partis de la coalition au pouvoir au niveau fédéral sont tombés d’accord en matière de politique d’asile, les vacances parlementaires peuvent débuter dans un relatif climat de sérénité", estime le Premier ministre.
Herman Van Rompuy note une évolution étrange, d’une part du côté flamand, il trouve que le nouveau gouvernement donne l’impression d’être moins demandeur qu’en 2007 en matière de réforme de l’Etat.

Et du côté francophone, il entrevoit une meilleure volonté d’arriver à une réforme de l’État qu’il y a deux ans.

"Je crois que nous pouvons effectuer un pas, et même un pas important, dans la réforme de l’État encore sous cette législature. Cela devra cependant se faire de manière phasée", indique le Premier ministre.
"Une opération importante, comme celle de 1988 quand on a transféré massivement de nombreux moyens aux régions, ne fait pas partie des possibilités. Mais ce sera un pas important et, comme pour Bruxelles-Hal-Vilvorde, cela devra se faire entre aujourd’hui et mars ou, au plus tard, juin 2010. Nous arrivons à un moment où nous devons trancher."

En mars, toutes les procédures en conflits d’intérêts sur Bruxelles-Hal-Vilvorde déposées par les Francophones seront épuisées et le 1er juillet, la Belgique prendra la présidence de l’Union européenne.

Durant la présidence, nous ne pouvons pas nous permettre une crise politique, souligne encore Herman Van Rompuy.