Sekkaki a organisé son évasion avec un GSM

C’est grâce à des téléphones portables introduits frauduleusement dans l’enceinte de la prison de Bruges (photo) qu’Ashraf Sekkaki et ses deux codétenus Mohamed Johri et Abdelhaq Melloul Khayari ont pu prendre contact avec des complices à l’extérieur de l’établissement pénitentiaire et organiser leur évasion. L’information a été rapportée par le quotidien Het Laatste Nieuws et confirmée à la VRT.
Il n’est pas encore clair comment les trois détenus sont parvenus à obtenir des GSM alors qu’ils se trouvaient en prison à Bruges (Flandre occidentale). Ces téléphones leur auraient cependant permis de prendre contact avec le monde extérieur et des complices qui s’y trouvaient et d’organiser leur évasion du 23 juillet dernier.
Entretemps, les trois fugitifs ont tous été repris. Melloul Khayari a été arrêté la semaine dernière dans la commune bruxelloise de Molenbeek-St-Jean, tandis que Johri et Sekkaki (photo) étaient arrêtés quelques jours plus tard, séparément, au Maroc.

Ce mardi, la police belge parvenait aussi à interpeller Lesley Deckers, l’amie de Mohamed Johri, qui avait loué un hélicoptère touristique pour permettre l’évasion spectaculaire des trois détenus.

Un projet-pilote avait échoué

Il y a quatre ans, un projet-pilote avait été lancé à la prison d'Andenne, en Wallonie, pour tenter de rendre impossible les communications GSM dans les prisons belges. Le projet avait cependant été avorté. Il s’était avéré trop onéreux et trop difficile du point de vue technique, expliquait Laurent Sempot, porte-parole du réseau des prisons.

Actuellement, il est donc possible de téléphoner avec un GSM depuis l’intérieur d’une prison. Un nouveau projet a été lancé pour rendre ces appels impossibles.