Les suspects de Bruges restent en prison

Les cinq personnes qui ont participé, de près ou de plus loin, à l’évasion spectaculaire de la prison de Bruges le 23 juillet dernier, restent sous les verrous. C’est ce qu’a décidé, ce vendredi après-midi, la Chambre du conseil de Bruges (Flandre occidentale).
Il s’agit avant tout d’un des trois dangereux détenus qui se sont évadés - Abdelhaq Melloul Khayari (photo) -, ainsi que de son frère Redouane Melloul Khayari, qui l’a caché à Bruxelles avant qu’il ne soit arrêté. Le propriétaire de l’appartement à Molenbeek-St-Jean où les deux frères se cachaient et ont été interpellés, Bekime Sinanovski, a aussi été appréhendé et reste également sous mandat d’arrêt.

Lesley Deckers (photo), l’amie d’un des deux autres évadés (Mohamed Johri), qui avait loué sous un faux nom l’hélicoptère qui a servi à l’évasion du 23 juillet, reste également sous les verrous.
Latifa, la jeune mère célibataire qui a accueilli pendant quelques jours Lesley dans son appartement à Beringen (Limbourg), voit aussi son mandat d’arrêt prolongé. L’avocat de cette dernière a annoncé, après l’audience, son intention d’interjeter appel.

Kelly S. - l’amie de Lesley Deckers originaire de Mol et qui l’avait mise en contact avec Latifa - comparaîtra mardi devant la Chambre du conseil.

Mohamed Johri et Ashraf Sekkaki, les évadés qui ont été repris au Maroc, ne seront vraisemblablement pas extradés vers la Belgique. Ils devraient être jugés au Maroc pour les faits commis au moment de leur évasion et jusqu’à leur arrestation.