La prime de crise encore peu sollicitée

Si l’on en croit un article paru ce dimanche dans le quotidien dominical flamand « De Zondag », seuls une centaine d’indépendants auraient jusqu’ici introduit une demande pour pouvoir bénéficier de la prime de crise lancée le 1er juillet dernier en Belgique.
Depuis le début de la crise économique et financière en 2008, un nombre important d’indépendants en Belgique éprouvent des difficultés à survivre. La sécurité sociale pour indépendants prévoyait déjà une allocation dans le cas d’une faillite. Elle s’élève à 920 euros mensuels pour les personnes isolées et 1.320 euros pour les chefs de famille.
Le 1er juillet dernier, les autorités fédérales introduisaient également une prise de crise. Celle-ci prévoit une allocation temporaire pour les indépendants qui sont en difficultés financières mais qui veulent à tout prix éviter la faillite.

« Cette prime peut être allouée pendant un maximum de six mois », explique Ronny Lannoo de l’Unizo, l’Union des travailleurs indépendants en Flandre et à Bruxelles. « Le montant de cette prime correspond à celui que la sécurité sociale prévoit en cas de faillite ».

Demandes au compte-gouttes

Un mois et demi après l’introduction de cette prime de crise, les demandes n’affluent pas vraiment. Acerta - la plus importante caisse d’assurances sociales pour indépendants en Belgique - n’a reçu, depuis début juillet, que 60 demandes de prime de crise.

« Nos collaborateurs dans les filiales ont cependant reçu nettement plus de questions à propos de cette prime », précise le directeur des services Kurt Vertenten. « Nous estimons donc que le nombre de demandes pour cette prime va encore augmenter ».

Chez SVMB, un autre Fonds d’assurance sociale pour indépendants, même constatation. « Jusqu’ici, nous n’avons reçu que 36 demandes de prime de crise. Mais il ne faut pas perdre de vue que nous sommes en période de vacances et que beaucoup de gens en profitent pour laisser brièvement de côté leurs soucis financiers », conclut le conseiller en communications Michael Dreesen.