Encourager le don d’organes de son vivant

Face à des listes interminables de personnes en attente d'organes, le gouvernement souhaite faire appel à des donneurs d'organes vivants, rapporte lundi Het Belang van Limburg.
Une étude est actuellement menée pour évaluer le "coût correct" d'un don d'organes.
Actuellement, 96.189 candidats sont inscrits.

Ils étaient 33.003 le 1er janvier 2005 et 60.253 le 1er janvier 2007. Mais les besoins en termes de donneurs d'organes restent élevés.

"Actuellement, un millier de personnes sont inscrites en moyenne sur une liste d'attente", déclare Christiaan Decoster, directeur général du SPF Santé publique.

En général, le prélèvement d’organes a lieu sur des personnes qui viennent de décéder suite à un accident de la route.
Les transplantations d’organe à partir de sujet vivant n’ont lieu en général qu’au sein d’une même famille.

"Etant donné que le nombre de victimes de la route est en diminution, le nombre de donneurs potentiels baisse."

Le gouvernement souhaite dès lors inciter les citoyens à devenir donneur lorsqu’ils sont en vie.

"A l'étranger, par exemple dans les pays scandinaves, dans le domaine des reins, on travaille plus souvent avec des donneurs vivants. Une étude est actuellement menée pour évaluer le coût d'un don d'organes. Ceci pour garantir que les personnes qui donnent leur consentement reçoivent un montant correct pour le don et éviter qu'un "commerce gagnant" ne se développe".

Sensibilisation au don d'organes de son vivants

Actuellement ces personnes ne sont pas dédommagées de manière correcte et ne peuvent pas percevoir d’indemnités d’incapacité de travail suite à l’opération.

Cette année encore, le SPF Santé publique sensibilisera au don d'organes via un jeu ludique distribué dans les écoles et par le biais d'un spot diffusé à partir du 4 octobre dans les salles de cinéma.

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