Facebook peut servir de preuve de fraude

Les échanges de contenu sur Facebook sont admis comme preuve matérielle en cas de fraude. C’est en tous cas ce qu’a décidé l’organe en charge d’examiner les cas de litige concernant les examens.
Le Conseil a examiné la décision d’une haute école qui a attribué un zéro à deux étudiants dans deux matières pour fraude lors d’un examen écrit.

Le personnel surveillant les avait vus parler durant l’examen et avaient remarqué qu’ils regardaient constamment où se trouvaient les surveillants. Ces derniers n’avaient toutefois pas de preuve matérielle de tricherie.

Le couperet est tombé lorsque leurs échanges sur Facebook ont été découverts. Dans ces conversations, échangées juste avant et juste après l’examen, les deux étudiants se vantaient de leur tricherie.

Le président du Conseil a accepté les citations des étudiants sur Facebook comme preuve matérielle. Il contredit ainsi les plaintes selon lesquelles la haute école n’avait pas le droit d’utiliser le contenu des conversations.