De Gucht blanchi dans l’affaire Fortis

Karel De Gucht et son épouse, Mireille Schreurs, sont mis hors de cause dans l’affaire portant sur un possible délit d’initié lors de la vente d’actions Fortis. C'est ce qu'a décidé mardi la chambre des mises en accusation de Gand.
Le parquet général avait auparavant déjà demandé le non-lieu. Aucun élément n'indique que M. De Gucht, sa femme, son beau-frère ou des tiers auraient incité à se défaire au plus vite d'actions Fortis, a conclu le procureur-général Frank Schins à l'issue de l'enquête.

L’affaire avait débuté après une plainte anonyme déposée auprès de la commission bancaire et financière. Karel De Gucht et son épouse avaient alors immédiatement démenti tout délit d’initié.

Le frère de Mme Schreurs, Jacques Schreurs, a simplement confirmé qu'il avait vendu les actions Fortis de la famille le 3 octobre, peu avant le démantèlement du bancassureur.

La Chambre des mises devait décider d'un éventuel renvoi du dossier devant la Cour d'appel de Gand. En raison du privilège de juridiction dont bénéficient M. De Gucht, qui était alors ministre des Affaires étrangères, et Mme Schreurs, qui est juge au tribunal de police, il revenait à un conseiller-instructeur de conduire l'enquête.

Celle-ci n'a pas permis de faire émerger d'éléments permettant de conclure à un délit d'initié. Le parquet général a donc requis le non-lieu.