GM veut vendre Opel à Magna

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé ce jeudi après-midi, à Berlin, que le conseil d’administration du constructeur automobile américain General Motors a décidé de vendre ses filiales européennes Opel et Vauxhall à l’équipementier canadien Magna. GM cédera 55% de ses filiales au consortium russo-canadien Magna/Sberbank et en conservera 35%, les 10% restants étant aux mains des salariés. Le vice-président de GM, John Smith, a indiqué que Magna fermera progressivement l'usine d'Anvers.
Plus tôt dans la journée, on avait appris que le conseil d’administration du constructeur automobile américain General Motors avait finalement pris une décision au sujet de la revente d’Opel.

C’est la chancelière allemande Angela Merkel (photo) qui, à Berlin, divulguait l’information en courant d’après-midi. « Le conseil d’administration de GM a décidé de vendre Opel à Magna. Je me réjouis vivement » de cette décision, a indiqué Merkel. Selon la chancelière, l’option Magna est plus apte à donner des chances de survie à Opel et doit permettre un nouveau départ au constructeur automobile allemand.
Le gouvernement et les syndicats allemands avaient toujours indiqué leur préférence pour l’offre de l’équipementier canadien Magna, bien que celle-ci prévoit la suppression de nombreux emplois tout en permettant la survie des quatre fabriques allemandes d’Opel.

Le consortium russo-canadien Magna/Sberbank remporte donc le marché, contre l’offre avancée par l’investisseur financier belgo-américain RHJ International. Ce fonds avait pourtant à l’origine la préférence de General Motors.

A 17 jours des législatives du 27 septembre en Allemagne, la décision de GM est une bonne nouvelle pour le gouvernement d’Angela Merkel. Opel emploie en effet quelque 25.000 personnes dans le pays. La chancelière a remercié le gouvernement américain, actionnaire majoritaire de GM, pour la décision.

Le rachat par Magna est néanmoins lié à des conditions strictes, pour éviter que la technologie d’Opel ne tombe aux mains des Russes. Ces conditions doivent encore être précisées, mais la chancelière affirme qu’elles ne devraient pas empêcher la reprise d’Opel par Magna.

L’usine Opel d’Anvers vouée à disparaître?

En Flandre, les réactions à la suite de l’annonce de la vente d’Opel à l’équipementier autrichien-canadien Magna étaient plutôt positives en début d'après-midi. L’usine Opel d’Anvers emploie actuellement 2.600 personnes et l’on savait que l’autre repreneur en lice, l’investisseur financier belgo-américain RHJ International, prévoyait en tous cas de fermer le site Opel Anvers (photo).

Le syndicat chrétien ACV réagissait assez positivement à l’annonce de la reprise d’Opel par Magna. « Pour Anvers, c’est le scénario le moins mauvais qui a été choisi. Nous nous battrons pour l’avenir d’Opel en Flandre », a déclaré le porte-parole de l’ACV ce jeudi. Selon lui, Magna serait la seule option qui permette éventuellement d’offrir encore un avenir au site d’Anvers.

Il faut cependant rappeler que le projet de reprise élaboré par Magna prévoirait une fermeture, à terme, de l’usine d’Anvers. C’est en tous cas ce qui était apparu le 17 juillet dernier, à la suite d’une fuite d’informations.

En fin d'après-midi, le vice-président de GM, confirmait ces informations. Devant la presse rassemblée à Berlin, John Smith indiquait que Magna va fermer progressivement l'usine d'Anvers.