Opel: Peeters reçoit le soutien du commissaire européen

Le ministre-président flamand, Kris Peeters, s'est montré rassuré lundi à l'issue de son entretien avec le commissaire européen à l'industrie, Günter Verheugen, au sujet du dossier Opel.
Kris Peeters a demandé des garanties que les règles européennes sur les aides d’Etat soient respectées lors de la reprise des usines Opel par le consortium formé autour du groupe canadien Magna.
Il semble que les usines allemandes d’Opel tirent leur épingle du jeu et pourraient poursuivre leurs activités alors que les filiales en dehors de l’Allemagne comme l'usine d'Anvers sont menacées de fermeture.

Les usines allemandes bénéficieront d’une aide massive des autorités allemandes, pour Kris Peeters il s’agit là de concurrence déloyale et de protectionnisme.

Après sa rencontre avec Günter Verheugen, Kris Peeters a déclaré avoir reçu des assurances que les "critères économiques" seraient pris en considération à l'heure de décider du sort de l'usine anversoise.
"J'ai eu l'impression que le commissaire Verheugen partage notre point de vue que seuls les critères économiques peuvent entrer en considération. La Commission n'acceptera pas que les paramètres politiques aient la priorité. Il ne peut pas être question de protectionnisme", a-t-il déclaré après l'entrevue.

Le ministre-président flamand a également demandé au commissaire européen de divulguer les rapports selon lesquels l'usine d'Anvers serait en fait plus rentable que celle de Bochum située en Allemagne.
 
La Commission européenne a démenti lundi être en possession de données comparatives sur la rentabilité des différentes usines européennes d'Opel, comme l'affirme l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel".

La riposte s'organise

Dimanche soir, le ministre fédéral belge des Affaires étrangères Yves Leterme avait profité d'un dîner avec ses collègues européens chargés du commerce pour se concerter avec l'Espagnol et le Hongrois présents, dont les pays abritent aussi une usine Opel. Et pour protester auprès du représentant allemand.

La fermeture d'Anvers avait été annoncée jeudi presque en même temps que le choix du repreneur d'Opel, l'équipementier canadien Magna adossé à la banque russe Sherbank.

L'Allemagne en revanche, qui a soutenu activement la vente d'Opel à Magna et promis 4,5 milliards d'aides publiques, semble avoir obtenu le maintien de ses 4 usines.