Opel: la Commission européenne va soigneusement examiner le dossier

La Commission devra examiner le rachat d'Opel par Magna ainsi que les aides publiques octroyées par l'Allemagne. Mais elle attend toujours que les intéressés lui communiquent un dossier complet. "On m'a dit que le dossier sera ici fin novembre", a commenté le ministre président flamand Kris Peeters.
Kris Peeters, qui s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec la commissaire européenne à la Concurrence Neelie Kroes, a confirmé qu'une plainte officielle auprès de la Commission sur l'affaire Opel était à l'étude.
Le chef du gouvernement flamand a obtenu de Mme Kroes les mêmes garanties que son collègue à l'Industrie Günter Verheugen, auprès duquel il avait déjà plaidé sa cause lundi.

"Elle a souligné que pour la Commission, il est très important que l'examen soit très sévère et que les éléments économiques soient les seuls éléments dans le dossier, que s'il y avait des éléments politiques, il y aurait une conclusion très forte et très claire", a-t-il dit.

Il a réaffirmé que la Flandre était toujours prête à mettre 500 millions d'aides publiques sur la table "s'il y a un futur pour Anvers".

"Anvers doit avoir une chance juste, parce que c'est une très bonne usine. Et j'espère que dans les prochaines semaines la Commission pourra prouver que sur des bases économiques, Anvers est une très bonne usine", a-t-il insisté.

Sommet européen : la Belgique veut parler d’Opel

La Belgique veut aborder la question de la restructuration du constructeur automobile Opel lors d’une réunion des chefs d’État et de gouvernement européens prévue jeudi à Bruxelles, a indiqué Kris Peeters.

"Je n’ai pas lu l’agenda pour demain, mais je pense que ce sera certainement un élément de discussion, informel mais peut-être aussi formel ", a indiqué Kris Peeters.

"Opel/GM est un dossier très important en ce moment, aussi au niveau européen, et je pense qu’à chaque fois qu’il y a une occasion d’en parler, c’est à l’agenda informel ou formel », a-t-il commenté. Il a précisé qu’il contacterait le Premier ministre, Herman Van Rompuy, au sujet d’un message à faire passer à la chancelière allemande Angela Merkel.