Plus de licenciements qu’annoncé chez Opel?

Les syndicats et des représentants de la direction du constructeur automobile européen Opel et de l’équipementier austro-canadien Magna ont débuté ce lundi - au siège central d’Opel à Rüsselsheim en Allemagne - des négociations au sujet des conséquences de la reprise d’une participation majoritaire dans le constructeur automobile européen Opel par Magna, en consortium avec la banque russe Sberbank. Il y est apparu que 500 emplois supplémentaires seraient menacés, par rapport aux chiffres annoncés précédemment par le candidat à la reprise.
Le constructeur automobile européen Opel emploie actuellement près de 46.000 personnes. Selon les membres de la direction présents ce lundi soir à Rüsselsheim, quelque 11.000 emplois seraient menacés à la suite de la reprise d’Opel par l’équipementier Magna en consortium avec la banque russe Sberbank.
Ces disparitions d’emplois seraient nécessaires pour permettre une relance du constructeur automobile européen en difficultés. Il s’agit cependant de 500 emplois supplémentaires par rapport aux chiffres qui avaient été annoncés précédemment.

Ce lundi, l’administrateur-délégué de General Motors Europe, Carl Peter Forster (photo), a laissé entendre qu’il souhaitait démarrer aussi rapidement que possible les négociations sur les suppressions d’emplois. Forster s’est à nouveau montré peu encourageant au sujet des chances d’avenir de l’usine Opel à Anvers.

Les syndicats ont à nouveau souligné qu’ils n’étaient pas d’accord avec les plans de la direction d’Opel, notamment au sujet de la fermeture à terme de l’usine anversoise.

Pas d’éclaircie en vue pour Opel Anvers

Dans son édition de ce mardi, le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung indique que 4.000 suppressions d’emplois devraient avoir lieu en Allemagne et que la Belgique serait, après l’Allemagne, le pays européen le plus touché par les suppressions d’emplois. L’usine d’Anvers, qui emploie 2.517 salariés, serait en effet vouée à la fermeture.

Carl Peter Forster réfute en outre les arguments du gouvernement belge, qui affirme que l’usine anversoise produit à des coûts moins élevés que les usines Opel en Allemagne. « Selon nos calculs, cela n’est pas correct », affirme Forster.

Ceci pourrait signifier que la direction de GM Europe tente de démonter l’argument de la Belgique qui affirme que seuls des motifs économiques doivent permettre de décider quelles usines européennes d’Opel doivent être fermées.

Grande manifestation à Anvers ce mercredi

Les syndicats européens du constructeur automobile se sont donné rendez-vous ce mercredi dans la métropole, pour protester contre la menace de fermeture de l’usine Opel d’Anvers.

Les représentants de toutes les usines européennes du groupe et des représentants du personnel de Vauxhall en Grande-Bretagne ont annoncé qu’ils viendraient à Anvers pour y témoigner leur solidarité avec leurs collègues belges.