Opel: meeting de solidarité à Anvers

Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis ce mercredi à Anvers pour un meeting de solidarité sur le parking de l’usine d’Open, menacée de fermeture. De nombreuses délégations européennes ont rejoint ce grand rassemblement.

La manifestation réunit des travailleurs de l'usine, des sympathisants des usines allemandes et européennes d'Opel ainsi que des délégations de travailleurs de Volvo, Audi et Ford.

 

Drapeaux syndicaux et banderoles revendicatives ont été plantés près du podium où doivent s'exprimer des représentants syndicaux dont le président du conseil d'entreprise européen Klaus Franz.

Les syndicats se sont concertés plus tôt dans la journée sur la stratégie à adopter face au repreneur austro-canadien Magna.

Notons que des délégations d'Allemagne, d'Espagne, d'Autriche, de Pologne, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, d'Italie et de Hongrie sont présentes sur le site d'Anvers.

Eloges au gouvernement flamand

Les représentants syndicaux qui ont pris la parole ont critiqué l'approche de la Commission européenne dans le dossier Opel.

Ils ont en revanche été élogieux à l'égard du gouvernement flamand. Eddy Goovaerts, de la FGTB, a souligné que le gouvernement flamand avait proposé 500 millions d'euros d'aides pour 2.500 travailleurs à Anvers, soit un montant "par tête" plus élevé que les 3,5 milliards d'euros proposés par l'Allemagne pour 25.000 travailleurs.

Walter Cnop, de la CSC, a aussi remercié le gouvernement flamand pour son implication dans le sauvetage de l'usine. "La Commission européenne n'a pas joué son rôle de coordinateur", a dénoncé M. Cnop. "Nous devons donc rester unis et nous battre pour chaque emploi. Chez Opel, dans le secteur automobile, mais aussi dans celui du métal", a-t-il déclaré.