Vol d’une toile de René Magritte à Jette

Deux hommes, dont l’un était armé, se sont introduits ce jeudi matin dans l’ancienne maison habitée à Jette par le couple Magritte et transformée en musée consacré au peintre surréaliste belge. Ils ont menacé le personnel et dérobé « L’Olympia » (photo), une peinture à l’huile datant de 1948 et dont la valeur est évaluée à 750.000 euros.

Le Musée Magritte est installé au n°135 de la Rue Esseghem, dans la commune bruxelloise de Jette. C’est là que René et Georgette Magritte résidèrent entre 1930 et 1954. Ils habitaient le rez-de-chaussée, où le surréaliste belge réalisa la moitié de ses œuvres, soit quelque 800 tableaux, dessins et gouaches.

Ce musée ne peut être visité que sur rendez-vous ou invitation. Un homme s’y est présenté ce jeudi matin, vers 10h00, et a demandé à pouvoir visiter la collection du peintre. Un membre du personnel a accepté, mais s’est immédiatement vu menacé par un pistolet.

Le malfrat a également laissé entrer un complice. Les deux hommes ont rassemblé les quelques personnes qui se trouvaient alors dans la maison - deux touristes et du personnel - dans une cour. Aucun coup de feu n’a été tiré, et personne n’a été blessé.

Les deux voleurs ont par contre dérobé un tableau. Il s’agit de « L’Olympia », un nu de Georgette Magritte peint sur fond de paysage de mer et tenant un coquillage sur le ventre.

La peinture à l’huile d’une taille de 60 cm sur 80 cm a été réalisée par Magritte (photo) en 1948. Sa valeur est évaluée à un minimum de 750.000 euros.

Vol sur commande ?

La police est arrivée rapidement sur les lieux, mais les voleurs avaient déjà pris la fuite. Ils ont quitté le musée à pied, avant de s’engouffrer dans une voiture.

Le laboratoire de la police fédérale tentait ce jeudi de relever d’éventuelles traces laissées par les voleurs. Leur portrait-robot sera également dressé.

La toile volée étant bien connue des spécialistes, il semble peu probable que les malfrats ne parviennent à revendre l’œuvre d’art dérobée. Le directeur du musée de Jette, André Garitte, n’exclut pas que le tableau ait été volé sur commande.