Réouverture de l’année parlementaire

Le Parlement flamand s'est réuni ce lundi après-midi pour la première fois après les vacances d’été. Des semaines difficiles attendent les parlementaires flamands. Il s’agit tout d’abord de réaliser un exercice budgétaire en y incluant d’importantes économies. Il y a aussi le dossier de la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde qui reviendra au printemps à l’agenda du gouvernement fédéral. Et puis, il y aura le referendum du 18 octobre à Anvers sur la liaison d’Oosterweel.

C’est dès 15h00, ce lundi, que le ministre-président régional Kris Peeters (CD&V) présentait au Parlement flamand la « Déclaration de septembre » du gouvernement flamand.

Devant l’assemblée qui effectuait ce 28 septembre sa rentrée après la pause estivale, et qui avait assisté au discours d’ouverture de son nouveau président Jan Peumans (N-VA, photo principale), Kris Peeters (photo) a énuméré les grandes lignes de son programme, tout en précisant dans quels domaines et comment d’importantes économies devront être réalisées pour revenir en 2011 à un équilibre budgétaire, avec encore un déficit d'un milliard d'euros en 2009 et de 500 millions en 2010.

« En tant que gouvernement flamand, nous devons coordonner trois choses », avait expliqué Kris Peeters ce lundi matin sur les ondes de la VRT (photo ci-dessous). « Nous devons veiller à ce que le budget revienne aussi rapidement que possible à un équilibre, nous devons aussi lutter contre la crise et nous devons donner à l’économie en Flandre la juste impulsion. C’est un défi de taille ».

« Aucune opération d’économie ne pourra se faire sans peine », mettait en garde le ministre-président. « Pour cette année, la Flandre doit économiser 200 millions d’euros. Pour 2010, il faudra économiser 1,6 milliard. Ce ne sont pas de petites sommes. Les mesures d’économies seront réparties sur tous les départements, personne n’y échappera. Nous en détaillerons le cadre ce lundi au Parlement flamand. Il reviendra ensuite aux ministres de se concerter avec leurs administrations respectives pour fixer les détails ».

« Une solution négociée pour BHV »

Au printemps prochain, le dossier de la scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) reviendra à l’agenda du gouvernement fédéral. Le parti démocrate-chrétien flamand CD&V a déjà fait savoir qu’il penchait en faveur d’une solution négociée - un compromis donc. Kris Peeters semble également pencher pour cette option.

« Bruxelles-Hal-Vilvorde n’a pas été repris dans l’accord de gouvernement flamand, parce que nous ne pouvons y apporter une solution », explique Peeters. « Si un bon compromis est dégagé au niveau fédéral, je pense que nous devons lui donner notre préférence ».

Le ministre-président veut maintenir le dossier épineux autant que possible en-dehors du niveau régional. Reste à voir si cela sera possible. Le gouvernement fédéral devra en effet négocier une réforme de l’Etat, et il est très probable que le dossier des trois bourgmestres non-nommés dans des communes flamandes aux alentours de Bruxelles qui offrent des facilités linguistiques aux francophones revienne alors sur la table des négociateurs fédéraux. Le dossier BHV pourrait ainsi atterrir aussi sur la table du gouvernement régional.

Référendum anversois le 18 octobre

Sur le dossier BHV, les partis de la coalition flamande ne sont cependant pas unanimes. Ils ne le sont pas non plus sur le dossier qui déchire les Anversois : la liaison d’Oosterweel.

Le 18 octobre, les Anversois seront appelés à se prononcer par référendum sur diverses versions du grand projet pour accroître la mobilité dans la métropole portuaire. Plusieurs tracés ont été proposés, par divers promoteurs, pour construire soit un tunnel uniquement, soit la combinaison d’un tunnel et d’un pont baptisé Lange Wapper (photo).

Le résultat du référendum n’est pas contraignant, mais le dossier très onéreux et sensible soulevant tellement de réactions à Anvers, le gouvernement flamand - qui a le dernier mot - ne pourra totalement laisser de côté l’avis des habitants de la métropole.

Le Parlement flamand se réunira à nouveau mercredi, pour débattre de la Déclaration de septembre présentée ce lundi après-midi par le ministre-président Kris Peeters.