Du poisson pourri pour Shell

Amnesty International mène ce mercredi une action devant le siège de la compagnie pétrolière Shell à Bruxelles. Selon l’organisation, la pollution engendrée par les activités du groupe pétrolier dans le delta du Niger est une lourde entrave aux droits de l’homme.

Amnesty a balayé le trottoir situé devant le siège de Shell à Bruxelles. L’organisation a ensuite procédé à la distribution de poisson pourri à l’entrée du bâtiment. Les militants ont par ailleurs interpellé les employés de Shell, leur pourvoyant un exemplaire du rapport d’Amnesty intitulé "Petroleum, Pollution and Poverty".

A travers cette action, l’organisation de défense des droits de l’homme désire attirer l’attention sur les conséquences des activités de Shell pour la population locale du delta du Niger.

"L’eau que la population boit n’est pas potable, le poisson qu’elle mange est avarié, et l’air que les gens respirent est gravement pollué. Shell pollue les matières premières et provoque ainsi de nombreuses maladies", commente la porte-parole d’Amnesty, Lore Van Welden.

Selon Amnesty, Shell mène la grande majorité des opérations pétrolières dans le delta du Niger et est ainsi, avec le gouvernement nigérien, le principal responsable des problèmes de pollution dans la région.
 

Les 100 jours de Peter Voser

Peter Voser est devenu président de Shell le 1er juillet dernier. Amnesty lui avait à l’époque remis un rapport sur la pollution du delta du Niger, lui demandant de s’attaquer au problème. L’organisation avait par ailleurs exigé qu’il informe, durant les 100 premiers jours de son mandat, la population locale de l’impact provoqué par les activités de son entreprise. A travers cette nouvelle action, Amnesty International veut rappeler à Peter Voser que la date d’échéance expire la semaine prochaine.