La Belgique participera à l’augmentation du capital de BNP

Le comité ministériel restreint a décidé ce mercredi que l’Etat belge participerait à l’augmentation du capital de la BNP Paribas. L’Etat devrait recourir à un mécanisme de vente de droits préférentiels qui lui permettra de ne pas devoir mobiliser des moyens budgétaires supplémentaires.

L’Etat belge va vendre une partie de ses droits de souscription à l’augmentation de capital de BNP Paribas pour participer à l’augmentation de capital avec les revenus de la vente. De cette manière, la dilution de la participation belge de 11,6 % dans le groupe bancaire français reste limitée.

Un groupe de travail s'est penché mardi à la demande du gouvernement fédéral sur l'attitude que la Belgique doit adopter dans le cadre de l'augmentation de capital de BNP Paribas.

La banque a indiqué vouloir réaliser une augmentation de capital de 4,3 milliards d'euros pour rembourser les fonds avancés par l'Etat français. BNP Paribas va émettre 107,6 millions d'actions à 40 euros pièce. Dix actions actuelles donneraient droit à une nouvelle action.

La Belgique détient 124,5 millions d'actions BNP Paribas et autant de droits de souscription. Sur base d'un prix théorique de 1,63 euro par droit, ces droits de souscription valent quelque 200 millions d'euros.

Le PS défavorable

Selon la vice-première ministre, Laurette Onkelinx (PS), l’opération, qui nécessiterait de mobiliser quelque 500 millions d’euros, entamerait un peu plus les comptes de l’État pour un gain tout à fait hypothétique.

Les autres vice-premiers ministres se sont montrés moins affirmatifs. Didier Reynders (MR) va présenter différents scénarios à ses collègues. Il a toutefois souligné qu’il ne s’agissait pas d’un problème d’argent puisque l’investissement entraînera un retour financier.

Steven Vanackere (CD&V) a lui aussi insisté sur la possibilité de valoriser cet investissement même si, à ses yeux, le gouvernement ne devait pas suivre une simple logique de placement boursier.

Les plus consultés