"Réformer la justice pour mieux lutter contre le trafic d’être humains"

Lors de la présentation de son rapport annuel sur le trafic d’êtres humains, le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) a plaidé en faveur d’une réforme de la justice. Les petits arrondissements judiciaire éprouvent en effet des difficultés face à des réseaux de trafiquants de plus en plus professionnels.

Tout comme le ministre de la Justice Stefaan De Clerck, le directeur du CECLR, Jozef De Witte, plaide en faveur d’une réforme de la justice, et pour la formation de dix grands arrondissements judiciaires. C’est ce qu’il a fait savoir lors de la présentation du rapport annuel sur le trafic d’êtres humains.

"Les dossiers sont parfois très complexes, et ont aussi des aspects financiers. Ces trafiquants d’êtres humains sont par ailleurs actifs à Liège, Bruxelles, Anvers, ou dans n’importe quelle autre ville. Pourquoi traiterions-nous dès lors ces cas de manière séparée ? Je pense que tout ça n’est pas très raisonnable", a indiqué Jozef De Witte.

"Nous avons en outre remarqué que lorsque les petits arrondissements décident de faire appel au parquet fédéral, il arrive que ce dernier refuse de reprendre le dossier, ce que nous déplorons bien-sûr", a-t-il ajouté.

Selon le rapport du CECLR, le trafic d’êtres humains en Belgique est souvent l’affaire de bandes organisées bulgares ou roumaines. Ce serait notamment le cas depuis que les deux pays ont fait leur entrée dans l’Union européenne.