Marcel Habran en libération conditionnelle

Celui que l’on surnomme aussi le parrain de la maffia liégeoise, Marcel Habran (76 ans), sera remis en liberté conditionnelle. C’est ce qu’a décidé, ce lundi après-midi, la Chambre des mises en accusation de Bruxelles, donnant ainsi suite à la requête du criminel.

En mars dernier et au terme d’un procès qui avait duré six mois après 10 ans d’enquête, Marcel Habran avait été condamné à 15 ans de prison et 20 ans de mise à disposition du gouvernement pour l’attaque, en janvier 1998 à Waremme, d’un fourgon de la société Brinks transportant de l’argent. Les circonstances aggravantes relatives au meurtre des deux convoyeurs n’avaient pas été retenues contre lui.

Habran avait aussi été reconnu coupable en tant que chef d’une organisation criminelle.

Le 30 septembre dernier, la Cour de Cassation avait néanmoins cassé l’arrêt de la Cour d’assises de Liège pour les quatre condamnés qui avaient interjeté appel, estimant que l’arrêt n’était pas motivé. Une nouvelle Cour d’assises devra maintenant rejuger à Bruxelles celui que l’on surnomme le parrain de la maffia liégeoise, ainsi que ses complices Pépé Rosato, Anouar Bennane et Thierry Dalem.

Marcel Habran séjournait à la prison de Nivelles, qu’il a pu quitter ce lundi après-midi à la suite de la décision de la Chambre des mises en accusation.

Celle-ci a cependant retenu quelques-unes des conditions proposées par les avocats de Habran, Maîtres Laurent Kennes et Marc Uyttendaele. Il s’agit de l’interdiction de fréquenter les personnes qui ont un rapport avec le dossier dont il devra encore répondre, de l’obligation de séjourner au domicile qu’il a déclaré et de l’interdiction de quitter la Belgique.