Les Anversois consultés sur le Lange Wapper

Dimanche, les Anversois auront la possibilité de s'exprimer par référendum sur la question de savoir si le ring d'Anvers peut être bouclé par un tunnel sous l’Escaut prolongé par un viaduc, le "Lange Wapper" du nom du célèbre géant dont la statue se trouve au Steen.

Ce projet avait été adopté, voici quelques années, par le gouvernement flamand, avec le consentement des autorités anversoises.

Mais, petit à petit, le consensus politique s'est effrité.

Surtout à cause des interventions de groupes d'action qui ont exigé la tenue d'un référendum, mais aussi par les hésitations croissantes des hommes politiques anversois eux-mêmes.

BAM contre ARUP/SUM

En 2003, le gouvernement flamand crée le BAM, la société de Mobilité d’Anvers qu’il charge de trouver une solution au bouclage du ring construit dans les années soixante et dont le trafic est surchargé.

Le BAM propose le projet du Lange Wapper, un viaduc à deux étages soutenu par des piliers de 150 mètres.

Les partisans du viaduc mettent en avant la prouesse architecturale.

Les opposants au projet mettent en avant les retombées négatives : la pollution sonore imposée aux milliers d’habitants, qui seront surmontés par le viaduc, les particules fines dégagées par les moteurs diesel, et la disparition de plusieurs espaces verts.

Le résultat du referendum de ce dimanche sera crucial pour les élections communales de 2012, le bourgmestre socialiste Patrick Janssens a fait volte face et est désormais opposé au Lange Wapper.

Il est favorable à une solution alternative, le projet ARUP/SUM qui propose la construction d'un tunnel se situant plus au nord de la ville et ne menaçant pas, contrairement à un viaduc, le développement urbain et la qualité de la vie de quartiers moins favorisés.

Sept Anversois sur dix iront voter

Selon un sondage réalisé pour la VRT et Gazet van Antwerpen auprès de 1.8884 personnes, sept Anversois sur dix iront voter dimanche. 52% non au viaduc et 43% se prononceront en faveur du projet.
 

En tenant compte d’une marge d’erreur de 2,25%, la question est de savoir si la différence entre les opposants au viaduc et les partisans sera assez grande pour abandonner l’idée du Lange Wapper.

Même si ce referendum n’est en rien contraignant, le collège d’Anvers devra en tenir compte avant de transmettre son avis au gouvernement flamand qui tranchera.