"L’informatisation de la Justice est à l’arrêt"

Le magistrat gantois, Hans Van Bossuyt, a démissionné de son poste de vice-président du comité de gestion pour l’informatisation de la Justice. Selon lui, la volonté politique permettant d’aboutir à cette informatisation est inexistante.

Hans Van Bossuyt est depuis 2002 fortement impliqué dans le projet d’informatisation de la Justice. Il a toutefois décidé de mettre un terme à son travail. Dans sa lettre de démission, le magistrat gantois indique que cette procédure d’informatisation est totalement à l’arrêt depuis maintenant deux ans.

Sur les 299 juges de paix que compte le pays, à peine 100 sont munis des outils informatiques nécessaires à leur travail. Selon Van Bossuyt, la Belgique essuie un retard quasi irrattrapable par rapport à ses voisins.

Hans Van Bossuyt impute ce malaise à la mauvaise volonté politique de mener ce projet à terme. Il a donc décidé de tirer ses conclusions face à cette impasse.

De Clerck mise sur 2011

Le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, dément tout immobilisme en matière d’informatisation de la Justice. Il reconnaît toutefois avoir quelque peu modifié ses priorités en faveur du débat sur le nouveau paysage judiciaire.

La réforme de l'architecture judiciaire est prioritaire à l'heure actuelle, mais des avancées conséquentes vont aboutir dans les prochains mois et années sur l'informatisation, a-t-il déclaré sur Radio 1 (VRT).

Stefaan De Clerck reconnaît l'existence d'un problème avec l'ICT (technologies de l'information et de la communication), mais dit avoir changé l'ordre des priorités. Le ministre compte présenter sous peu une note sur l'informatisation de la Justice. Il se fait fort de mettre en œuvre ce dossier pour 2011.