"L’Etat n’a encore rien demandé à Electrabel"

Le gouvernement fédéral peut réclamer pour cette année une contribution de 500 millions d'euros à Electrabel, mais celui-ci n'a pas encore demandé le paiement de cette somme. C'est ce qu'a indiqué mardi soir Etienne Davignon, membre du comité de direction de GDF Suez, lors de l'émission "Ter Zake".

Lors de cette émission diffusée par la chaîne publique flamande VRT, Etienne Davignon (photo) a tenu un tout autre discours que le président du groupe Suez Gérard Mestrallet qui, jeudi dernier à Paris, avait indiqué que son groupe ne paiera pas un euro des 500 millions réclamés par l'Etat belge pour le budget 2009.

La Belgique exige en effet de l’électricien français le versement d’une taxe de 250 millions d’euros inscrite au budget 2009 ainsi que 250 autres millions d’euros de contribution demandée a secteur du nucléaire, à un fonds pour l’énergie renouvelable.

Selon l'homme d'affaires belge, le gouvernement a bel et bien le droit de réclamer une contribution.

"Nous ne contestons pas le droit du gouvernement de faire pareille chose", a indiqué M. Davignon. Mais selon lui, Electrabel n'a "pas encore reçu le signal qu'il doit payer", a-t-il ajouté.

"Le gouvernement a le pouvoir en main, mais il semble ne pas en faire usage", a par ailleurs laissé entendre Etienne Davignon.

Toujours pas de garanties

En attendant, les ministre réunis en comité restreint se sont penchés sur la question ce matin. Il semble à l’issue de cette réunion qu’aucun accord n’a pour l’instant été trouvé avec le groupe français.

Juste avant cette rencontre, la vice-Première ministre, Laurette Onkelinx a encore mis la pression sur GDF Suez.