Les syndicats d’Opel en grève ce jeudi

Le conseil d'entreprise européen d'Opel a appelé à une "grève d'avertissement" jeudi pour protester contre l'annulation de la vente d'Opel à Magna. "Les manifestations commencent en Allemagne et s'étendront à toute l'Europe", a déclaré Klaus Franz, le président du conseil d'entreprise européen d'Opel.

Avec ces actions, le personnel proteste "contre la décision totalement incompréhensible" de GM, indique M. Franz, qui parlait d'un "jour noir pour Opel".

Klaus Franz a prévenu que le personnel ne contribuera pas à l'assainissement. Au contraire, le conseil d'entreprise réclame désormais le paiement d'augmentations de salaire reportées.

"La prochaine étape de GM sera d'obliger les gouvernement et le personnel en Europe à financer son projet peu solide. Les syndicats ne se laisseront pas entraîner là-dedans et cherchent le ralliement des gouvernements", a poursuivi M. Franz.

Mardi, les syndicats avaient conclu un accord avec Magna pour économiser des dizaines de millions d'euros sur les frais de personnel. Mais cet effort ne valait que dans le cas où le rachat se passait comme prévu.

Des actions vendredi et dimanche à Anvers

Les équipes du matin et du soir mèneront une action vendredi à l'usine Opel d'Anvers, tandis que l'équipe de nuit en mènera une dimanche soir, a indiqué Rudi Kennes, de la FGTB.

Il a également insisté sur le fait que GM, contrairement au repreneur Magna, ne doit pas compter sur une contribution du personnel. Selon lui, GM peut "faire une croix dessus" et les syndicats vont motiver les gouvernements européens pour qu'ils "ne donnent pas un euro à cette histoire".

Comme les syndicats européens, Rudy Kennes reste d'avis qu'aucune usine ne peut fermer et qu'il ne peut pas y avoir de licenciements forcés.

Il a encore indiqué qu'un plan industriel est en préparation pour l'usine anversoise, comme cela a été le cas dans le cadre de la reprise prévue par Magna. "Nous le présenterons également à GM, mais nous nous faisons peu d'illusions", a encore souligne Rudi Kennes.

Les syndicats prévoient des actions en justice, parce que GM commet selon eux une rupture de contrat.