Début des actions de grève chez Opel

Dans les quatre usines Opel installées en Allemagne, le personnel organise ce jeudi des interruptions de travail pour protester contre la décision inattendue du constructeur automobile américain General Motors de ne pas revendre sa filiale Opel à l’équipementier canado-autrichien Magna. Cette décision met en péril l’avenir de l’usine Opel à Anvers, où des actions de protestation sont prévues pour vendredi et dimanche.

C’est ce mardi en fin de journée que le constructeur automobile américain General Motors décidait de façon inattendue de ne pas revendre sa filiale Opel à l’équipementier canado-autrichien Magna allié à la banque russe Sberbank. Un accord avait pourtant été passé entre les deux partis pour une reprise.

General Motors motive sa décision par une « amélioration » de la situation d’Opel. Le groupe américain annonçait cependant aussi vouloir supprimer 10.000 emplois en Europe pour réduire les coûts de 30%. GM corrigerait cependant ses plans dans le sens des restructurations que prévoyaient de mener les candidats repreneurs Magna et RHJ.

En Europe, Opel possède des usines en Espagne, Grande-Bretagne, Pologne, Russie, Allemagne et Belgique. La décision inattendue de GM remet en question les accords qui avaient déjà été passés. Les syndicats craignent que la restructuration annoncée n’entraîne finalement des fermetures d’usines et de nombreuses pertes d’emplois.

Le mécontentement est grand, notamment en Allemagne où l’on ne s’attendait plus à une restructuration. En signe de protestation, le personnel des quatre usines allemandes d’Opel organise ce jeudi des interruptions de travail et une manifestation à Rüsselsheim.

L’avenir du site anversois toujours incertain

La décision de GM n’apporte aucune certitude quant à l’avenir de l’usine Opel à Anvers. Sur base d’une conférence téléphonique de John Smith - membre de la direction de GM -, plusieurs journaux belges indiquent ce jeudi que la décision imprévue de GM conduira vraisemblablement à la fermeture de l’usine anversoise.

Selon John Smith, il faut des mesures importantes chez Opel et le groupe se base pour ce faire sur d’anciens plans de restructuration qui tenaient compte d’une fermeture d’Anvers. Smith a affirmé qu’il n’y avait rien de nouveau à dire sur le sort d’Opel Anvers. « Cette usine aurait vraisemblablement fermé dans les plans de Magna et RHJ », a commenté John Smith.

Selon plusieurs journaux, le site d’Anvers (photo) pourrait déjà fermer en avril 2010. Les usines allemandes de Bochum et Eisenach suivraient.

A l’usine anversoise, des actions de protestation sont prévues pour ce vendredi et pour dimanche soir. Le ministre-président flamand Kris Peeters aura ce jeudi soir déjà une réunion au sommet au sujet de l'avenir de l'usine anversoise.