L’enseignement doit se serrer la ceinture

Le ministre flamand de l’Enseignement, Pascal Smet (SP.A), veut réaliser ces deux prochaines années plus de 200 millions d’euros d’économies. Il affirme néanmoins que ce sont avant tout les structures et pas le personnel qui seront touchées par ces réductions, qui devraient être peu perceptibles dans les classes de cours.

Le département flamand de l’Enseignement devra réaliser en 2010 quelque 72 millions d’euros d’économies, ce qui correspond à 0,8% du budget total de l’enseignement.

Comparativement à d’autres ministères flamands, l’enseignement devra moins se serrer la ceinture en 2010. En cause, des crédits qui ont déjà été alloués pour l’année scolaire en cours. La plupart des mesures d’économie devront donc être réalisées en 2011 dans l’enseignement. Elles se chiffreront à 142 millions d’euros, soit 1,5% du budget total.

Le ministre flamand de l’Enseignement, Pascal Smet (SP.A), affirme cependant que les économies toucheront avant tout les structures et les initiatives en-dehors des classes de cours. Il reconnait le rôle essentiel des enseignants et veut toucher le moins possible aux emplois dans les écoles.

« Il faut cependant faire des choix, et certaines personnes sentiront donc les économies passer. Mais dans les classes, on les remarquera peu », précise Smet.

L’enseignement primaire et les salaires du personnel enseignant seront donc à peine touchés par les économies. La prime promise aux enseignants flamands à Bruxelles ne verra cependant pas le jour. Des économies de 20% seront également réalisées sur la formation continue des enseignants.

Les heures d’accompagnement des jeunes enseignants seront, elles, supprimées. Elles ne seraient pas utilisées à bon escient.

Syndicats assez positifs

Les syndicats se disent soulagés par le fait que les économies seront moins importantes dans l’enseignement que dans d’autres départements flamands. Le syndicat chrétien est satisfait d’apprendre que les salaires des enseignants ne sont pas en danger.

Quant au syndicat socialiste, il s’inquiète des conséquences qu’auront les économies après 2011. Il craint que nombre de projets pour l’enseignement ne voient finalement jamais le jour.